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Syrie : deuxième jour d'évacuations médicales dans la Ghouta

Des évacuations médicales ont eu lieu mercredi pour la deuxième journée consécutive dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, cible d'une offensive meurtrière du régime syrien depuis près d'un mois.

Les Nations unies avaient affirmé lundi que plus de 1.000 personnes devaient être évacuées d'urgence pour "raisons médicales" du dernier bastion rebelle aux portes de la capitale syrienne.

L'opération a débuté mardi à Douma, la grande ville de la Ghouta, avec la sortie de 146 civils -des malades, des blessés et leurs accompagnants- évacués via le couloir d'Al-Wafidine, principal point de passage entre le fief des insurgés et Damas.
Un responsable à Damas du Croissant-Rouge syrien, qui coordonne l'opération, a indiqué des évacuations avaient également lieu mercredi. 

A Douma, des dizaines de personnes s'étaient rassemblées mercredi matin dans une antenne locale du Croissant-Rouge syrien, en attente d'évacuation, a constaté un correspondant de l'AFP. Parmi eux, Omran, 18 ans, qui a perdu sa jambe gauche, son bras droit et son oeil gauche dans un bombardement en 2016. 

Le chef du bureau politique du puissant groupe rebelle islamiste Jaïch al-Islam, qui contrôle le secteur de Douma, a confirmé que des évacuations médicales de civils avaient eu lieu mercredi pour la deuxième journée d'affilée. Elles concernent "35 patients et de leurs accompagnateurs", a précisé à l'AFP ce responsable, Yasser Delwane. 

La télévision d'Etat syrienne a par ailleurs diffusé des images d'ambulances du Croissant-Rouge quittant l'enclave rebelle pour pénétrer dans un secteur contrôlé par le régime.

L'enclave rebelle dans la Ghouta orientale subit depuis 2013 un siège asphyxiant qui a rendu quasiment impossible l'accès à la nourriture et aux médicaments pour ses quelque 400.000 habitants. Ces derniers vivent désormais terrés dans des sous-sols pour échapper aux bombardements quotidiens du régime. 

Sept civils ont été tués mercredi dans l'enclave rebelle par des raids aériens imputés par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme à l'aviation russe.

Moscou, allié indéfectible de Damas, dément mener des frappes aériennes dans le secteur rebelle de la Ghouta orientale.

Des évacuations médicales ont eu lieu mercredi pour la deuxième journée consécutive dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, cible d'une offensive meurtrière du régime syrien depuis près d'un mois.
Les Nations unies avaient affirmé lundi que plus de 1.000 personnes devaient être évacuées d'urgence pour "raisons médicales" du dernier bastion rebelle aux portes de la capitale syrienne.
L'opération a débuté mardi à Douma, la grande ville de la Ghouta, avec la sortie de 146 civils -des malades, des blessés et leurs accompagnants- évacués via le couloir d'Al-Wafidine, principal point de passage entre le fief des insurgés et Damas.
Un responsable à Damas du Croissant-Rouge syrien, qui coordonne l'opération, a indiqué des évacuations avaient également lieu mercredi. A Douma, des dizaines de personnes...