L'empoisonnement au Royaume-Uni de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille "n'est pas le problème" de la Russie, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Selon plusieurs quotidiens britanniques, Theresa May, qui réunit lundi un Conseil de sécurité nationale, serait sur le point de dénoncer l'implication de la Russie dans cet incident.
"De toute façon, ce n'est pas notre problème. Le citoyen russe mentionné avait travaillé pour l'un des services spéciaux britanniques, l'incident s'est passé en territoire britannique et ce n'est d'aucune façon le problème de la Russie, encore moins de ses dirigeants", a-t-il déclaré aux journalistes. Interrogés sur les allégations des médias britanniques concernant un éventuelle implication de Moscou, il a ajouté n'avoir "pas entendu de déclarations de politiciens britanniques selon lesquelles la Russie est impliquée".
Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients le 4 mars sur un banc de Salisbury (sud de l'Angleterre), où vit l'ex-espion. Condamné en 2006 pour avoir livré des informations à la Grande-Bretagne, cet ancien colonel du GRU (renseignement militaire russe) avait été échangé en 2010, avec trois autres agents doubles, contre des espions russes arrêtés aux Etats-Unis. L'ex-espion et sa fille ont été empoisonnés par un agent innervant, substance chimique qui agit sur le système nerveux et peut entraîner la mort. Les victimes se trouvaient dimanche dans un état "critique mais stable" en soins intensifs.
Moscou a déjà qualifié de "propagande" les allégations sur l'éventuelle implication de Moscou dans cet empoisonnement, qui rappelle l'affaire Alexandre Litvinenko, un ancien agent des services secrets russes mort à Londres en 2006.


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