Le président libanais Michel Aoun, lors de l'ouverture de la conférence sur la transformation digitale 2018, à Beyrouth.
Le président libanais Michel Aoun a insisté lundi sur la nécessité de lutter contre la corruption, notamment au sein de l'administration, estimant qu'elle "ternit la réputation de l'Etat".
"Dans mon discours d'investiture, j'avais indiqué que la transformation numérique des administrations publiques était un but et une partie essentielle du plan de réformes économiques, notamment parce qu'elle constitue une porte d'entrée vers la modernisation de l'Etat et la lutte contre la corruption", a déclaré M. Aoun dans un discours prononcé à l'occasion de la conférence sur la transformation digitale.
"La corruption au sein de l'administration n'est qu'une part de la corruption. Lutter contre la corruption est une nécessité à plusieurs titres, notamment parce qu'elle ternit la réputation de l'Etat, porte atteinte à la confiance des citoyens envers les institutions publiques et paralyse l'action publique", a-t-il ajouté.
Le Liban occupe le 143e rang sur 180 pays du monde au classement 2017 de l’indice de perception de la corruption, publié en février dans le rapport annuel de l’ONG Transparency International (TI) basée à Berlin.

