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Démission d'un député sud-coréen accusé d'agression sexuelle

Un député sud-coréen a démissionné lundi après avoir été accusé d'agression sexuelle, dans une nouvelle illustration des retombées de la déferlante #metoo.

Min Byung-doo, qui en était à son troisième mandat sous l'étiquette du Parti démocrate au pouvoir, a renoncé en dépit d'appels de membres de sa formation qui tentaient de le convaincre de rester pour ne pas fragiliser la majorité. Il est le premier député sud-coréen à démissionner après avoir été mis en cause dans le mouvement contre les abus sexuels qui traverse la Corée du Sud comme le reste du monde.

Une femme avait sous le couvert de l'anonymat affirmé dans un entretien au site internet Newstapa que M. Min l'avait embrassée de force et avait ouvert la fermeture éclair de son pantalon lors d'un karaoké en 2008. L'élu de 59 ans avait rejeté la semaine dernière ces accusations dans un communiqué tout en se disant "prêt à démissionner si j'ai commis des méfaits dont je n'étais pas conscient".

Cette démission doit être approuvée par le Parlement. Le cas échéant elle affaiblira à 120 sièges la majorité à la chambre basse, soit quatre de plus que les conservateurs du Parti de la liberté de Corée.  Or au moins sept législatives partielles sont d'ores et déjà prévues en juin.

Lundi, la plus grande bibliothèque de Séoul a par ailleurs décidé de mettre un terme à une exposition consacrée au grand poète Ko Un, 84 ans, dont le nom est régulièrement cité pour le Prix Nobel. Il a lui aussi été rattrapé par des accusations d'agression sexuelle contre une autre auteure célèbre, Choi Young-mi, 56 ans, qui a publié un poème relatant, sans jamais nommer son aîné, les abus qu'il lui aurait infligés. Un autre poète, Park Jin-sung, a dit avoir été témoin des agressions commises par Ko Un, accusant les milieux littéraires de savoir mais de ne rien dire. Compte tenu de l'émoi suscité par ces révélations, le ministère sud-coréen de l'Education a annoncé la semaine dernière que presque toutes les mentions de Ko Un et de son oeuvre seraient retirées des manuels scolaires.

Le mouvement planétaire #Metoo, né dans la foulée des accusations contre le producteur américain Harvey Weinstein, a aussi libéré la parole des Sud-Coréennes, jusqu'alors très réticentes à dénoncer publiquement les comportements des hommes, dans une société encore très patriarcale.

Le cas le plus retentissant a été celui d'Ahn Hee-jung, un des hommes politiques les plus influents du pays, qui a démissionné mardi dernier de son poste de gouverneur et annoncé son retrait de la vie politique après avoir été accusé par une collaboratrice de multiples viols.

Un député sud-coréen a démissionné lundi après avoir été accusé d'agression sexuelle, dans une nouvelle illustration des retombées de la déferlante #metoo.Min Byung-doo, qui en était à son troisième mandat sous l'étiquette du Parti démocrate au pouvoir, a renoncé en dépit d'appels de membres de sa formation qui tentaient de le convaincre de rester pour ne pas fragiliser la majorité. Il est le premier député sud-coréen à démissionner après avoir été mis en cause dans le mouvement contre les abus sexuels qui traverse la Corée du Sud comme le reste du monde.Une femme avait sous le couvert de l'anonymat affirmé dans un entretien au site internet Newstapa que M. Min l'avait embrassée de force et avait ouvert la fermeture éclair de son pantalon lors d'un karaoké en 2008. L'élu de 59 ans avait rejeté...