Des victimes de l'attentat de la station de métro Parsons Green à Londres, qui a fait 30 blessés en septembre dernier, ont décrit un métro ravagé par les flammes et des passagers hurlant de douleur, lors du procès de l'auteur présumé, jeudi, à Londres.
Stephen Nash a raconté devant la cour criminelle de l'Old Bailey qu'il se rendait au travail et lisait son journal quand tout d'un coup, il y a eu un "flash aveuglant" et qu'il s'est retrouvé "englouti par les flammes". "Je me suis retrouvé par terre. Les flammes étaient partout. C'était une chaleur intense. J'ai cru avoir perdu mes oreilles. Je pensais avoir la tête en feu", a-t-il déclaré.
Alex Beavan, policier antiterroriste à la retraite, a vu "une boule de feu rouler sur le plafond à l'arrière du train". M. Beavan a décrit aux jurés une scène de "chaos".
Tandis que des passagers s'enfuyaient en courant, lui avait décidé de "se cacher" derrière un mur, pensant qu'il pourrait y avoir une deuxième vague de l'attaque.
Une autre témoin, Aimee Colville, était montée dans le train quelques secondes avant d'entendre un "grand bang" et des craquements. "Ce matin-là, j'avais frisé mes cheveux et j'avais mis de la laque et quand les flammes sont parvenues jusqu'à moi, mes cheveux ont immédiatement pris feu".
Les flammes "touchaient mes jambes. Je les voyais enroulées autour de ma peau", a décrit une autre passagère, Victoria Holloway. Elle a raconté que les gens hurlaient de douleur plutôt que de peur et que "l'air était plein de poussière et de débris".
Ahmed Hassan Mohammed Ali, un Irakien de 18 ans vivant dans le Surrey (sud-ouest de Londres), est accusé de tentative de meurtre et d'usage d'un explosif susceptible de mettre en danger la vie d'autrui, des faits pour lesquels il plaide "non coupable". Dans un entretien avec les services de l'immigration britannique, le jeune homme avait déclaré avoir été "entraîné à tuer" par le groupe Etat islamique.
L'attentat, perpétré le 15 septembre 2017 à l'aide d'une bombe artisanale qui a mal fonctionné, placée dans le métro à l'heure de pointe, avait fait 30 blessés. Selon le procureur, la bombe comportait plusieurs centaines de grammes de TATP (tripéroxyde de triacétone), un explosif prisé des jihadistes.
Cette attaque, revendiquée par l'organisation Etat islamique, était la cinquième à frapper le Royaume-Uni en six mois.
Stephen Nash a raconté devant la cour criminelle de l'Old Bailey qu'il se rendait au travail et lisait son journal quand tout d'un coup, il y a eu un "flash aveuglant" et qu'il s'est retrouvé "englouti par les flammes".
"Je me suis retrouvé par terre. Les flammes étaient partout. C'était une chaleur intense. J'ai cru avoir perdu mes oreilles. Je pensais avoir la tête en feu", a-t-il déclaré. Alex Beavan, policier antiterroriste à la retraite, a vu "une boule de feu rouler sur le plafond à l'arrière du train". M. Beavan a décrit aux jurés une scène de...

