Le Premier ministre Saad Hariri a déclaré que le Liban "entre dans une nouvelle ère pleine de promesses avec la participation du secteur privé à la réalisation des projets d'infrastructure", lors d'un discours à une réunion d'investissement en préparation de la conférence Cedre. Photo Ani.
Le Premier ministre Saad Hariri a déclaré que le Liban "entre dans une nouvelle ère pleine de promesses avec la participation du secteur privé à la réalisation des projets d'infrastructure", lors d'un discours à une réunion d'investissement en préparation de la conférence Cedre (Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises), prévue le 6 avril à Paris.
"Le secteur privé à la conférence Cedre a autant d'importance que les Etats qui seront présents (...) j'ai la conviction que le secteur privé peut accomplir des projets mieux que l'Etat", a-t-il déclaré. "Avec la participation du secteur privé dans la réalisation de projets d'infrastructure, surtout après l'adoption par le Parlement de la loi sur les partenariats public-privé (PPP), le Liban débute une nouvelle phase", a affirmé le Premier ministre.
"Le programme de dépenses d'investissement que nous avons élaboré dépasse les 16 milliards de dollars et comprend plus de 250 projets dans différents secteurs", a-t-il indiqué.
Dans une interview publiée mardi, l’ambassadeur de France à Beyrouth a détaillé pour "L’Orient-Le Jour" les axes majeurs de la politique française au Liban et évoqué les efforts internationaux pour consolider la stabilité politique, économique et sécuritaire du pays. Face aux évaluations des besoins faites par Beyrouth, et qui se montent à quelque 16 milliards de dollars, il a affirmé : "On a beaucoup parlé de chiffres. Mais dans la première phase (du processus), on parle de 4 à 6 milliards. Ce sont des chiffres qui correspondent à la capacité d’absorption de ce pays. Cela ne sert à rien de dire que l’on va faire un plan de 20 milliards sur 4 ou 5 ans si on ne sait pas comment on va dépenser l’argent efficacement."
"Aujourd'hui, nous ravivons le projet de Rafic Hariri, le projet national que les ennemis du Liban ont essayé d'arrêter en l'assassinant le 14 février 2005, a poursuivi M. Hariri. Mais avec le soutien de tous ceux qui aiment le Liban, et en particulier les Etats arabes, dont l'Arabie saoudite, nous continuerons le rêve là où il s'est arrêté".
Pour M. Hariri, "la conférence Cedre est la pierre angulaire pour une politique de construction ambitieuse pour les dix prochaines années. Cette conférence constitue une occasion importante pour tous les Libanais pour (...) la stabilité, le développement et les opportunités de travail", a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, qui s'est exprimé avant M. Hariri a affirmé que "les réserves de la Banque centrale et les avoirs en devises ont augmenté de 1,5 milliard de dollars au cours des deux premiers mois de 2018". Il a aussi indiqué que "l'augmentation du taux d'intérêt en novembre a été suffisante pour réaliser un équilibre sur le marché. Pour cette raison, nous nous attendons à une stabilisation des taux d'intérêt", a-t-il ajouté.


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