À la mémoire du compositeur Mansour Rahbani, décédé il y a 9 ans, le parti Kataëb a organisé hier une cérémonie intitulée Au rythme des grands, au cours de laquelle le chef du parti, Samy Gemayel, a rendu hommage à l’artiste et à sa famille, pour l’image du Liban qu’ils reflètent. Une image, a-t-il dit, fondée sur « l’amour et la culture ».
« Le grand Mansour Rahbani que nous célébrons aujourd’hui illustre le Liban auquel nous aspirons », a déclaré M. Gemayel devant une foule de personnalités du monde de l’art et des médias, présentes pour l’occasion au salon de l’église Saint-Élie à Antélias. « Les Rahbani ont défini l’identité culturelle du Liban », a déclaré le chef des Kataëb, estimant que « grâce à eux, l’image du Liban en tant que beau pays dépasse l’image répugnante dans laquelle d’aucuns tentent de nous plonger ». Évoquant « l’intifada » exprimée par les frères Rahbani dans leur pièce réalisée dans les années 70, intitulée La gardienne des clés, M. Gemayel a appelé à une intifada à travers laquelle « on demanderait à la classe au pouvoir de se rapprocher des gens et de se préoccuper de leurs soucis », estimant que le pays ne peut survivre avec davantage de « négligence » de la part des dirigeants.

