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L'ETA a commencé à voter sur sa dissolution

L'organisation séparatiste basque ETA a commencé à voter sur sa dissolution, rapporte jeudi le quotidien basque Gara, en publiant des extraits d'une lettre de sa direction favorable à cette option.

"Il nous appartient de mettre fin au temps du conflit armé et aux situations en rapport (avec celui-ci) et d'offrir toutes nos forces à l'impulsion du processus politique", écrit la direction de l'organisation clandestine dans un texte soumis aux militants, selon Gara.

L'ETA avait entamé dès 2017 un débat interne sur cette option et aurait atteint la phase du vote, selon le quotidien.

Selon le quotidien indépendantiste, qui a souvent la primeur des communiqués de l'organisation, "le dénouement est attendu avant l'été", une date qui avait également été évoquée par une source proche du processus de désarmement.

La disparition de l'organisation clandestine pourrait profiter à la gauche indépendantiste basque, en la débarrassant du lourd héritage des années de violence, un an avant les élections municipales de 2019 en Espagne et les élections européennes.
"La situation la plus profitable pour nous ainsi que pour les secteurs populaires et les travailleurs basques n'est autre que de laisser l'étape précédente définitivement derrière (nous)" écrit encore l'ETA selon Gara.

En avril 2017, l'ETA avait annoncé son désarmement complet et évoqué la prise de décisions "entre tous ses membres sur la manière d'avancer".

Fondée en 1959, Euskadi Ta Askatasuna, (Patrie basque et Liberté) a mené à partir de 1969 une campagne d'attentats ayant coûté la vie à 829 personnes selon des bilans officiels.

L'organisation, active en Espagne et en France, a renoncé à la lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre en 2011.
Mais elle a longtemps refusé de déposer les armes et de se dissoudre, comme l'exigeaient Madrid et Paris, réclamant en échange des amnisties et une négociation sur ses membres incarcérés, un peu plus de 300 actuellement.

Elle a en 2017 renoncé à cette négociation en décidant de se désarmer de manière unilatérale en remettant à la justice française des coordonnées sur ses caches d'armes, le 8 avril.
Sans lui demander ouvertement de se dissoudre, Arnaldo Otegi, ex-membre de l'ETA et dirigeant du mouvement indépendantiste Sortu, avait souhaité un "débat" sur ce point, dans un entretien à l'AFP.

"Je crois que l'ETA doit entamer un débat entre militants sur son propre avenir. Mais je ne vais pas faire d'appel public", avait-il déclaré.

L'organisation séparatiste basque ETA a commencé à voter sur sa dissolution, rapporte jeudi le quotidien basque Gara, en publiant des extraits d'une lettre de sa direction favorable à cette option. "Il nous appartient de mettre fin au temps du conflit armé et aux situations en rapport (avec celui-ci) et d'offrir toutes nos forces à l'impulsion du processus politique", écrit la direction de l'organisation clandestine dans un texte soumis aux militants, selon Gara. L'ETA avait entamé dès 2017 un débat interne sur cette option et aurait atteint la phase du vote, selon le quotidien. Selon le quotidien indépendantiste, qui a souvent la primeur des communiqués de l'organisation, "le dénouement est attendu avant l'été", une date qui avait également été évoquée par une source proche du processus de désarmement....