Le ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, et le numéro deux du Hezbollah, le cheikh Naïm Qassem, ont tous deux insisté, au cours du week-end, sur la nécessité d’une répartition par avance du vote préférentiel des électeurs (partisans) sur les candidats d’une même liste.
S’exprimant chacun devant son public, M. Machnouk et le cheikh Qassem ont expliqué que cette distribution préalable est importante pour permettre à toute la liste d’être élue. « Personnellement, ma voix ira à Saad Hariri (Premier ministre et tête de liste du courant du Futur) au moment du vote préférentiel », a annoncé le ministre au cours d’un brunch organisé hier en son honneur au café al-Rawda à Beyrouth. « Mais si nous faisons tous la même chose, notre liste éclatera. Nous devons répartir les voix préférentielles sur tous les candidats, dans l’intérêt de l’ensemble de la liste », a expliqué M. Machnouk. Selon lui, le scrutin de mai ne peut pas être comparé à celui de 2009 dans la mesure où la loi électorale a changé. « La dernière fois, Beyrouth a été généreuse avec ses voix. Cette fois-ci, le vote doit être plus engagé, parce que chaque voix peut créer la différence », a encore dit M. Machnouk.
Vendredi, le vice-secrétaire général du Hezbollah tenait le même discours, en expliquant lors d’un meeting oratoire que son parti va répartir le vote préférentiel des électeurs sur l’ensemble des candidats des listes qu’il soutient.
Liban
Législatives : Une « prérépartition » du vote préférentiel, priorité pour les grands blocs
OLJ / le 12 février 2018 à 00h00


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