Disparition

Fathallah Zamroud a rejoint les couleurs du ciel

Fathallah Zamroud (1968-2018). Page Facebook de l’artiste

Fathallah Zamroud n’est plus. Né en 1968 à Beyrouth de parents syriens, il a fait des études d’architecture d’intérieur à la Lebanese American University. Il a exposé ses œuvres à la galerie Ayyam en 2014 et en 2017, ainsi qu’à la Biennale de Sharjah l’an dernier. Écorché vif de la vie, cet artiste au regard désarmant de tendresse, de gentillesse et de compassion aura mené tous les combats. Celui d’une enfance difficile au sein d’une famille soucieuse des conventions et des traditions, celui de l’exil familial de Syrie au Liban, celui de la guerre civile, un combat pour être reconnu comme artiste, et un ultime combat contre la maladie. 

Fathallah Zamroud était de ces êtres empreints de simplicité et d’humilité que l’on rencontre une fois et qui kidnappe votre cœur. Ses amis le surnommaient « poupée mélancolique »... Mais Fathi (c’est par ce prénom qu’il était surtout connu) était avant tout un homme de grande culture, un ami fidèle, celui à qui on aimait se confier le soir sous une lune bienveillante, un être à l’humour acerbe. Fathallah Zamroud jonglait avec les mots et les pinceaux, s’engageait pour dénoncer les injustices et faisait siennes les causes désespérées, avec ce pouvoir d’autodérision mêlé de sagesse pour appréhender la vie. L’artiste ne se doutait pas que l’engagement et la détermination qui l’ont accompagné toute sa vie ne suffiraient pas pour intimider la faucheuse. Face à la maladie, il restait digne, sans jamais se plaindre, désespérer ou quémander la pitié. Cela faisait un moment que la toile de sa vie avait pris les couleurs de la résilience et de la patience. Il n’a jamais abandonné l’espoir et son courage désarmait ses amis et sa famille. Aujourd’hui, il part rejoindre les couleurs du ciel, laissant une myriade d’orphelins. Amis, parents et artistes se souviendront longtemps de cet homme à l’élégance de l’âme et du corps, enfouis beaucoup trop tôt.



Pour mémoire

Saudade et misère au bout du pinceau de Fathallah Zamroud


Fathallah Zamroud n’est plus. Né en 1968 à Beyrouth de parents syriens, il a fait des études d’architecture d’intérieur à la Lebanese American University. Il a exposé ses œuvres à la galerie Ayyam en 2014 et en 2017, ainsi qu’à la Biennale de Sharjah l’an dernier. Écorché vif de la vie, cet artiste au regard désarmant de tendresse, de gentillesse et de compassion aura...

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Une pieuse pensee et une priere pour le repos de son ame.

Cadige William

11 h 07, le 05 février 2018

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Commentaires (1)

  • Une pieuse pensee et une priere pour le repos de son ame.

    Cadige William

    11 h 07, le 05 février 2018