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L’Université antonine rend hommage à Mgr Bou Jaoudé, évêque maronite de Tripoli

Cérémonie

Cet événement était l’occasion pour l’UA d’offrir deux bourses étudiantes pour l’année académique 2018-2019.

22/01/2018

La nouvelle année semble porteuse de belles promesses pour le campus de Majdlaya de l’Université antonine (UA), au Liban-Nord. Lors d’une cérémonie qui a eu lieu hier, la direction de l’université a lancé une « bourse de la personnalité de l’an ». Pour cette première édition, elle a choisi de rendre hommage à Mgr Georges Bou Jaoudé, évêque maronite de Tripoli. Quel rapport entre une bourse étudiante et l’idée de rendre hommage à une personnalité publique ? « L’UA a décidé d’honorer chaque année une personnalité publique pour ses accomplissements, entre autres, au niveau national, social, culturel, éducatif ou ecclésiastique », a affirmé le père Joseph Farah, nouvellement désigné directeur administratif du campus de Majdlaya, à L’Orient-Le Jour. « Nous voulons que cet hommage porte également de l’espoir à un ou deux étudiants qui auraient besoin de cette aide financière pour soutenir leur parcours académique », a-t-il ajouté.
La cérémonie qui a duré environ deux heures s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, dont le mufti de Tripoli et du Liban-Nord Malek Chaar, le cheikh Mohammad Haïdar du Conseil islamique alaouite, le vicaire patriarcal général de Bécharré, Zghorta et Ehden Mgr Joseph Naffah, l’évêque grec-catholique Mgr Édouard Daher, le supérieur général des antonins, l’abbé Maroun Abou Jaoudé, le recteur de l’université, le père Michel Jalkh, le directeur de l’UA à Majdlaya, le père Francesco Khoury, le président de l’Union des municipalités de Zghorta Zeiny Kheir, le président de la municipalité de Zghorta César Bassim et la présidente de la municipalité de Majdlaya Joumana Beaïny. Au cours de l’événement, le public a visionné un documentaire de sept minutes retraçant avec soin et délicatesse la vie marquante de Mgr Bou Jaoudé. « Le père Bou Jaoudé fête cette année le 50e anniversaire de son ordination. Bien qu’il ne soit pas originaire du Nord, il a quand même passé la majorité de ces 50 ans au Liban-Nord, à Majdlaya même, ou encore à Tripoli. Nous avons donc voulu célébrer cette date avec lui en lui rendant cet hommage, d’autant qu’il a été de tout temps un modèle pour la jeunesse de la région qui s’est rassemblée autour de lui et autour de sa mission », a souligné le père Farah, expliquant le choix de la personnalité de l’année 2018.
Le père Farah a par ailleurs exprimé sa joie d’entamer la nouvelle année ainsi que son nouveau mandat avec un pareil événement. « L’UA aspire à servir de pont entre le caza de Zghorta et la ville de Tripoli, pour que les étudiants des deux régions voisines puissent vivre ensemble l’expérience de la vie estudiantine. Nous cherchons également à devenir un hub culturel pour la région, en attirant les artistes, les intellectuels et les hommes d’affaires des régions avoisinantes vers le campus de Majdlaya », a-t-il dit avant d’annoncer l’ouverture de deux nouveaux départements, d’éducation physique et des sciences infirmières. La construction d’un foyer qui hébergera les étudiants venant de régions lointaines est également envisagée.

Cinquante ans de mission et de charité…
Suite aux différentes allocutions prononcées, et avant de donner la parole à Mgr Bou Jaoudé, le mufti Chaar a rendu un vibrant hommage à « l’ami, le compagnon de route ». « Mgr Georges Bou Jaoudé n’est pas uniquement l’évêque des maronites de Tripoli, mais l’évêque de la ville de Tripoli dans son ensemble et de tous ses habitants », a-t-il affirmé. De son côté, Mgr Bou Jaoudé a évoqué « ses 50 ans de parcours au service de Dieu et de l’humain ». « Accompagné notamment des jeunes, j’ai parcouru les villages du Liban-Nord, de l’ensemble du Liban ainsi que du nord de la Syrie », s’est-il souvenu. « Mon action de missionnaire était l’outil pour traduire en actes l’esprit de saint Vincent-de-Paul, le père des pauvres et des missionnaires », a-t-il ajouté. « Lorsque j’ai été élu évêque maronite de Tripoli, j’étais conscient du fait que j’œuvrerais dans une ville qui n’est pas exclusivement chrétienne, et ce défi que j’ai relevé s’est avéré être une mission en soi », a-t-il aussi confié à L’Orient-Le Jour.

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