Boutros Harb, député de Batroun, au Liban-nord, candidat à sa réélection, a dénoncé vendredi la loi électorale "injuste" sur la base de laquelle les élections législatives doivent avoir lieu en mai prochain, estimant qu'elle favorise certains candidats.
"La loi électorale actuelle a été imaginée dans les coulisses pour permettre à des candidats d'entrer au Parlement après avoir essayé sans succès d'y pénétrer", a déclaré M. Harb, proche du 14 Mars, lors d'une conférence de presse, en référence notamment, sans le citer, au chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, qui avait échoué à se faire élire lors du dernier scrutin en 2009 dans le caza de Batroun.
M. Harb estime qu'en vertu du code électoral, "le mode de scrutin proportionnel est altéré par l'instauration du vote préférentiel". Mais "pour pouvoir participer à la vie politique du pays, nous n'avons pas d'autre choix que de respecter cette loi électorale injuste", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le député a appelé le gouvernement à cesser les recrutements durant la période électorale. Une polémique sur les recrutements a opposé jeudi M. Bassil à plusieurs autres ministres lors de la réunion gouvernementale.
Le CPL, qui s'est prononcé en faveur de modifications à la loi électorale, est accusé par plusieurs formations politiques de reporter la date des législatives. L'une de ces modifications, la réouverture des inscriptions jusqu’au 10 février des Libanais de l’étranger pour leur permettre de voter, proposée par M. Bassil, a été renvoyée à la commission ministérielle chargée de la loi électorale qui doit se réunir lundi prochain

