Le chef de l'Etat, Michel Aoun, et son épouse, Nadia Aoun (d), assistant à la messe à l'église Saint-Antoine à Baabda. Photo Twitter/@LBpresidency
Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé mercredi que toute atteinte à son pouvoir est inacceptable, alors qu'un bras de fer l'oppose depuis plusieurs semaines au chef du Législatif, Nabih Berry, au sujet du décret adopté le 19 décembre dernier par le Conseil des ministres sur l'octroi d'un an d'ancienneté à la promotion 1994 des officiers de l'École militaire.
"L'atteinte à notre pouvoir est inacceptable, et nous n'avons d'animosité envers personne, nous voulons seulement que le pays reste stable et sécurisé", peut-on lire dans un message publié sur le compte Twitter officiel de la présidence.
"Devant la Justice, il n'y a ni vainqueur ni vaincu, car la Justice dit la vérité", a ajouté le chef de l'Etat.
Mardi, un avis de la commission des législations et des consultations au sein du ministère de la Justice avait donné raison au chef de l'Etat. Cet avis avait été rejeté par le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, qui est proche du chef du Législatif.
MM. Aoun et Berry sont à couteaux tirés au sujet de la signature du décret de la promotion 1994. Le chef de l'État considère que ce décret, adopté en Conseil des ministres puis signé par lui-même, par le Premier ministre Saad Hariri et par le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, ne requiert pas la signature du ministre des Finances, alors que M. Berry (dont M. Khalil est un proche collaborateur) soutient l'inverse.
M. Berry avait transmis jeudi dernier une proposition dont les détails n'ont pas été révélés à l'ancien ministre Waël Bou Faour, proche du chef druze Walid Joumblatt. Selon des informations relayées par certains médias, M. Berry aurait proposé la fusion, dans un seul texte, des deux décrets, celui sur l'ancienneté et un autre sur la promotion de militaires, ce qui renverrait de facto les deux textes chez le ministre des Finances, entre autres.
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