Le président français Emmanuel Macron a affirmé mardi que l'État "ne laissera pas se reconstituer une +jungle+" à Calais, le bidonville de migrants démantelé dans cette ville du nord du pays, critiquant par ailleurs vivement les "incohérences" de la politique européenne d'asile.
"En aucun cas, nous ne laisserons se reconstituer une +jungle+" à Calais, a-t-il dit en référence à l'immense bidonville de plus de 8.000 migrants qui avait été démantelé fin 2016.
"Tout est fait pour que le passage illégal ne soit pas possible à Calais", qui "n'est pas une porte d'entrée dérobée vers l'Angleterre", a-t-il dit, en assurant que l'État ne laisserait pas "se construire des filières illégales" dans cette région, lors d'un discours devant les forces de l'ordre de Calais.
Le président a par ailleurs souhaité une "politique européenne conséquente", soulignant les insuffisances et incohérences" de l'UE dont les conséquences sont ressenties "dans nombre de cas" à Calais.
Il a vivement critiqué le système de Dublin, ce principe d'examen de la demande d'asile par le premier État d'entrée dans l'UE.
"Le système de Dublin tel qu'il a été mis en place est plein d'incohérences. En tout cas, il n'est pas aujourd'hui satisfaisant", a-t-il tancé, jugeant cependant que le remplacer par un système où la demande d'asile pourrait être déposée dans n'importe quel État européen n'est "pas une solution envisageable à court terme car elle conduirait à déresponsabiliser tous les pays d'entrée".
"Ce que nous devons faire, c'est organiser une politique européenne plus solidaire à l'extérieur et en son sein, et donc mettre plus de moyens au contrôle des frontières, plus de cohérence dans la politique à l'extérieur de nos frontières (...)", a-t-il estimé. "C'est en cours mais cela va trop lentement".
A deux jours d'un sommet franco-britannique, M. Macron a évoqué les pistes de travail avec les Britanniques: "mieux gérer" le dossier des mineurs isolés non accompagnés, "renforcer la coopération policière à Calais" ainsi qu'"avec les États d'origine et de transit", et "développer un fonds pour soutenir les projets importants" pour la région de Calais.
"En aucun cas, nous ne laisserons se reconstituer une +jungle+" à Calais, a-t-il dit en référence à l'immense bidonville de plus de 8.000 migrants qui avait été démantelé fin 2016."Tout est fait pour que le passage illégal ne soit pas possible à Calais", qui "n'est pas une porte d'entrée dérobée vers l'Angleterre", a-t-il dit, en assurant que l'État ne laisserait pas "se construire des filières illégales" dans cette région, lors d'un discours devant les forces de l'ordre de Calais.
Le président a par ailleurs souhaité une "politique...

