Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo Ani
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a laissé entendre mercredi que la balle était dans le camp du chef de l'Etat, Michel Aoun, dans la polémique autour de la signature du décret accordant une année d'avancement aux officiers de la promotion 1994.
"Je suis dans la position de celui qui reçoit et je n'ai plus rien à offrir sur la question du décret", a déclaré M. Berry lors de sa réunion hebdomadaire avec des députés, laissant entendre qu'il ne pouvait faire de concessions supplémentaires dans ce dossier.
MM. Aoun et Berry sont à couteaux tirés au sujet de la signature de ce décret. Le chef de l'Etat considère que ce décret, adopté en Conseil des ministres puis signé par lui-même, par le Premier ministre Saad Hariri et par le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, ne requiert pas la signature du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, alors que M. Berry (dont M. Khalil est un proche collaborateur) soutient l'inverse.
Sur un autre plan, le président de la Chambre a dénoncé "les tentatives de ceux qui soulèvent des problèmes" dans le but de parasiter la tenue des élections législatives prévues en mai prochain.
Mardi, les membres de la commission ministérielle chargée de l'application de la loi électorale n'étaient pas parvenus à un accord sur deux réformes prévues par le nouveau code : la carte biométrique et les mégacentres permettant le vote sur le lieu de résidence.
"J'ai été le premier à réclamer l'enregistrement préalable des votants alors que ceux qui le réclament aujourd'hui s'y opposaient alors", a constaté M. Berry. Lors de la réunion de la commission, le débat a également porté sur la nécessité d'amender ou non la loi électorale pour prévoir l'enregistrement préalable. "Ce type d'amendements ouvre la voie à torpiller la loi électorale et, ainsi, empêcher la tenue des élections. Nous ne l'accepterons pas. Nous avons attendu dix ans pour avoir une nouvelle loi électorale. Le Parlement ne reviendra pas dessus", a affirmé M. Berry.
"Je suis dans la position de celui qui reçoit et je n'ai plus rien à offrir sur la question du décret", a déclaré M. Berry lors de sa réunion hebdomadaire avec des députés, laissant entendre qu'il ne pouvait faire de concessions supplémentaires dans ce dossier.
MM. Aoun et Berry sont à couteaux tirés au sujet de la signature de ce décret. Le chef de l'Etat considère que ce décret, adopté en Conseil des ministres puis signé par lui-même, par le Premier ministre Saad Hariri et par le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf, ne requiert pas la signature du...


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