La Cour suprême pakistanaise a relaxé vendredi l'ancien joueur de cricket devenu opposant Irman Khan, accusé de corruption, lui permettant de participer aux prochaines élections législatives, prévues en 2018, dont il est l'un des favoris.
"Aucune omission ni malhonnêteté ne peut lui être attribuée", a lu le juge Mian Saqib Nisar devant une salle comble. "La requête n'a aucune valeur et est donc rejetée", a-t-il ajouté.
Imran Khan était accusé par un député du PML-N, le parti actuellement au pouvoir, de ne pas avoir expliqué l'origine des fonds lui ayant permis d'acquérir son immense propriété en banlieue d'Islamabad.
Lui qui a fait du combat contre la corruption son cheval de bataille a toujours affirmé avoir investi tout l'argent gagné en tant que sportif dans l'achat de cette maison, qualifiant cette action en justice de vendetta politique.
En juillet, le Cour suprême avait destitué l'ex-Premier ministre Nawaz Sharif, dont la famille possède de luxueux biens immobiliers via des holding offshore.
La presse pakistanaise s'était notamment émue de son style de vie dispendieux et du portefeuille de propriétés appartenant à sa famille à Londres. La fille de Nawaz Sharif, Maryam, et son gendre ont également été inculpés pour corruption dans ce volet immobilier, selon un haut responsable gouvernemental.
Le PTI (Pakistan Tehreek-e-Insaf), le parti d'Imran Khan, troisième force au parlement, espère capitaliser sur la destitution de Nawaz Sharif pour prendre des sièges à son parti, le Pakistan muslim league - Nawaz (PML-N).
Dans le système parlementaire pakistanais, le premier parti aux législatives, s'il a la majorité absolue, devient le parti au pouvoir et forme le gouvernement. Sinon, il doit chercher des alliés pour former une coalition.
Le PML-N détient actuellement la majorité absolue, mais il est actuellement à la dérive, comme l'a montré la démission récente du ministre de la Justice, obtenue par des islamistes qui ont bloqué trois semaines durant la principale autoroute d'accès à la capitale Islamabad.
Devant le PTI, le PPP (Parti du peuple pakistanais), deuxième parti au nombre de ses députés, est en déclin depuis l'assassinat de sa championne, l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto en décembre 2007. Bilawal Bhutto, son fils, âgé de 29 ans à peine, tente de reprendre le flambeau, mais dispose de très peu de temps pour rattraper son retard.
"Aucune omission ni malhonnêteté ne peut lui être attribuée", a lu le juge Mian Saqib Nisar devant une salle comble. "La requête n'a aucune valeur et est donc rejetée", a-t-il ajouté.
Imran Khan était accusé par un député du PML-N, le parti actuellement au pouvoir, de ne pas avoir expliqué l'origine des fonds lui ayant permis d'acquérir son immense propriété en banlieue d'Islamabad.Lui qui a fait du combat contre la corruption son cheval de bataille a toujours affirmé avoir investi tout l'argent gagné en tant que sportif dans l'achat de cette maison, qualifiant cette action en...


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