Au Salon AutoMobility LA, Chevrolet a présenté la dernière livrée en date de sa Corvette ZR1. Peut-on imaginer être à bord de cette sublime cylindrée, voiture mythique entre toutes, rivale dans les années 1960 et 1970 – et aujourd’hui encore – des Mustang et autres Camaro, sans avoir le plaisir de la manipuler soi-même ? Mark Ralston/AFP
Le père qui dépose son fils à l'école, la famille qui parcourt les routes en vacances, le cadre supérieur qui lit le journal sur le chemin du bureau... et personne au volant.
Au Salon de l'automobile de Los Angeles (AutoMobility LA), qui s'est ouvert le 1er décembre et se clôturera demain, la voiture autonome est une réalité, même s'il reste une litanie de problèmes techniques et, surtout, juridiques à résoudre avant son arrivée en masse sur les routes. Mais pour les amoureux de la conduite, qui ne voient pas la voiture comme une perte de temps entre un point A et un point B mais vibrent au passage des vitesses et au grondement du moteur, que va-t-il rester à l'ère où les logiciels dirigeront les véhicules ? Quid des émotions, des sensations ?
Pour l'ex-pilote de course J.R. Hildebrand, « il y a un côté physique dans la conduite ». « Ce contrôle sur la machine, je crains qu'il disparaisse, et une fois qu'on ne l'aura plus (...), ça nous manquera », a-t-il prédit, lors d'une table ronde organisée pendant le Salon. Alex Roy, pilote de rallye et rédacteur en chef d'une revue spécialisée, s'attend à ce que la conduite avec chauffeur « survive pendant encore très longtemps ». Pour lui, avoir son permis de conduire reste un rite de passage de l'âge moderne.
Entre-temps, les amoureux de belles cylindrées étaient dans leur élément au Salon : la plupart des constructeurs présentaient leurs derniers modèles en date, tous encore équipés d'un volant et de pédales d'accélération et de freinage. Porsche a même inclus une pédale d'embrayage sur sa Carrera 911 ou sur la GT3, disponibles avec une transmission manuelle, tandis que son rival Mercedes dévoilait un prototype baptisé AMG Project 1, inspiré de la formule 1.
Mais les progrès de la voiture autonome semblent impossibles à freiner. Volvo, Ford, BMW, mais aussi Apple, Google, Uber ou Tesla : seuls ou via des partenariats, presque tous les grands noms de l'automobile et de la technologie sont lancés dans une course pour mettre le premier modèle sans conducteur sur le marché. La plupart des grands constructeurs promettent même de premières productions en série dès 2020/2021. Et General Motors espère lancer une flotte de taxis autonomes en 2019, au nez et à la barbe de la concurrence, a annoncé le fabricant américain le jour même de l'inauguration du Salon de Los Angeles.
Source : AFP


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine