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Bassil met en garde contre les "conséquences néfastes" de "toute agression politique" contre le Liban

Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a une nouvelle fois insisté jeudi sur l'importance du retour au Liban du Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri, mettant en garde contre les "conséquences néfastes" de "toute agression politique externe contre le Liban".

"L'Allemagne a insisté sur le retour de M. Hariri au Liban et la non-ingérence dans les affaires libanaises et s'est dite contre l'affaiblissement de la souveraineté libanaise", a fait savoir M. Bassil, à l'issue d'un entretien à Berlin avec son homologue allemand, Sigmar Gabriel.

"M. Hariri est un véritable partenaire national qui contribue à la modération au Liban et dans le monde. Nous devons le soutenir et ne pas le combattre", a insisté M. Bassil. Et d'ajouter : "Ce qui nous importe, c'est le retour de Saad Hariri à son pays, entièrement libre, sans aucune contrainte, afin qu'il prenne la décision qui lui convienne".

M. Bassil a par ailleurs prévenu que "toute agression politique externe contre le Liban aurait des conséquences néfastes sur nous tous (...)". La région toute entière pourrait alors "être davantage déstabilisée, comme ce fut le cas pour la Syrie ce qui a eu des conséquences directes sur l'Allemagne et l'Europe", a-t-il poursuivi.
Et d'avertir : "La déstabilisation du Liban (...) aurait des conséquences sur les personnes déplacées et les réfugiés présents au Liban qui seraient alors dans une situation encore plus fragile et se tourneraient vers l'Europe".

Le Liban abrite quelque 1,5 million de réfugiés du conflit syrien, et l'Europe veut à tout prix éviter que ceux-ci partent vers l'Ouest, provoquant une nouvelle crise migratoire comme celle de 2015. L'Allemagne a accueilli depuis plus d'un million de demandeurs d'asile.


Sigmar Gabriel a pour sa part dit s'attendre au retour de M. Hariri au Liban. "Nous saluons l'invitation du président français Emmanuel Macron à M. Hariri, afin que celui-ci se rende à Paris, car cela sera une preuve de la liberté de mouvement du Premier ministre libanais", a souligné le chef de la diplomatie allemande. "Personne ne peut interdire à M. Hariri d'accepter l'invitation de M. Macron", a-t-il insisté.

"Nous sommes attachés à l'unité et la stabilité du Liban et nous nous tenons à ses côtés", a-t-il également fait savoir.

Le Premier ministre Saad Hariri a annoncé sa démission depuis Riyad, le 4 novembre et n'est pas retourné au Liban depuis. Il devrait quitter la capitale saoudienne pour Paris dans les 48 heures, puis rejoindre Beyrouth pour présenter officiellement sa démission, a indiqué jeudi à l'agence Reuters une source proche du chef du gouvernement.

Gebran Bassil, va s'entretenir vendredi à Moscou avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, a indiqué jeudi la diplomatie russe.

M. Bassil effectue depuis plusieurs jours une tournée des capitales européennes à la lumière de la crise à laquelle fait face le Liban depuis la démission surprise de Saad Hariri. Mercredi, le chef de la diplomatie libanaise s'était entretenu avec ses homologues italien, Angelino Alfano, et britannique, Boris Johnson.

Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a une nouvelle fois insisté jeudi sur l'importance du retour au Liban du Premier ministre démissionnaire, Saad Hariri, mettant en garde contre les "conséquences néfastes" de "toute agression politique externe contre le Liban".
"L'Allemagne a insisté sur le retour de M. Hariri au Liban et la non-ingérence dans les affaires libanaises et s'est dite contre l'affaiblissement de la souveraineté libanaise", a fait savoir M. Bassil, à l'issue d'un entretien à Berlin avec son homologue allemand, Sigmar Gabriel.
"M. Hariri est un véritable partenaire national qui contribue à la modération au Liban et dans le monde. Nous devons le soutenir et ne pas le combattre", a insisté M. Bassil. Et d'ajouter : "Ce qui nous importe, c'est le retour de Saad Hariri à son pays, entièrement...