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FDP et Verts font des concessions en Allemagne

Les libéraux du FDP et les écologistes, engagés dans des négociations pour constituer un gouvernement de coalition avec la CDU d'Angela Merkel en Allemagne, ont chacun fait des concessions mardi, mettant fin à deux semaines de blocage et de discussions parfois tendues.

Le FDP a indiqué qu'il acceptait une baisse des impôts moins importante que celle de 30 à 40 milliards d'euros promise au cours de sa campagne électorale. Les libéraux vont surtout s'attacher à supprimer l'impôt de solidarité instauré en 1990 au moment de la réunification allemande afin de soutenir les Etats de l'ancienne Allemagne de l'Est. Le chef de file du FDP, Christian Lindner, a précisé devant la presse qu'il chercherait également à faire baisser les prélèvements acquittés par les ménages et par les petites entreprises.

De leur côté, les écologistes ont annoncé qu'ils ne chercheraient pas à obtenir une date fixe pour la fermeture des centrales électriques au charbon et pour l'interdiction des véhicules à moteur à combustion.
Arrivée en tête des élections législatives du 24 septembre, la CDU a enregistré son plus mauvaise score depuis 1949 et doit trouver des partenaires pour constituer un cabinet de coalition.

Les sociaux démocrates du SPD ayant décidé de retourner dans l'opposition, les conservateurs doivent s'entendre avec les écologistes et les libéraux pour disposer d'une majorité absolue au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

Cette coalition à trois a été expérimentée au niveau régional mais jamais au niveau national et Angela Merkel doit tenter de réussir une synthèse entre des positions très divergentes. La chancelière allemande a souhaité que les discussions préparatoires soient conclues dans un délai de 10 jours afin que puissent débuter les pourparlers formels en vue de constituer le gouvernement.

Les conservateurs sont globalement favorables à une réforme fiscale qui les rapprochent du FDP en revanche l'un des points d'acchoppement concerne l'instauration d'un plafond migratoire. Nombre d'élus de la CDU/CSU estiment que les mauvais scores obtenus lors des législatives sont imputables à la politique tolérante d'Angela Merkel lors de la crise migratoire en 2015 et 2016. La formation de la chancelière s'est accordée sur un plafond de 200.000 réfugiés par an, une limite à laquelle s'opposent les écologistes qui considèrent qu'elle est anticonstitutionnelle.

Les Verts allemands tiennent leur congrès le 25 novembre et leurs dirigeants devront à cette occasion obtenir le soutien de leur base militante. "Pour nous, peu importe si la dernière centrale électrique au charbon ferme en 2030 ou en 2032. C'est en cela que nous sommes pragmatiques", a dit Simone Peter, chef de file des écologistes, au journal Rheinische Post.

Les libéraux du FDP et les écologistes, engagés dans des négociations pour constituer un gouvernement de coalition avec la CDU d'Angela Merkel en Allemagne, ont chacun fait des concessions mardi, mettant fin à deux semaines de blocage et de discussions parfois tendues.
Le FDP a indiqué qu'il acceptait une baisse des impôts moins importante que celle de 30 à 40 milliards d'euros promise au cours de sa campagne électorale. Les libéraux vont surtout s'attacher à supprimer l'impôt de solidarité instauré en 1990 au moment de la réunification allemande afin de soutenir les Etats de l'ancienne Allemagne de l'Est. Le chef de file du FDP, Christian Lindner, a précisé devant la presse qu'il chercherait également à faire baisser les prélèvements acquittés par les ménages et par les petites entreprises.
De leur côté, les...