Des centaines de réfugiés détenus dans un camp controversé géré par l'Australie sur une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée refusaient de quitter les lieux mardi, jour prévu pour sa fermeture, disant craindre d'être évacués de force par les autorités locales.
Canberra mène une politique extrêmement dure vis-à-vis des migrants qui tentent de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps sur Manus, en Papouasie, ou dans le micro-Etat insulaire de Nauru.
Mais la justice de Papouasie-Nouvelle-Guinée a jugé l'an dernier anticonstitutionnelle la détention de réfugiés à Manus.
Canberra avait accepté de fermer le camp, où se trouvent plus de 600 hommes, avant la fin octobre.
Les autorités leur ont demandé de se rendre dans trois centres "de transition", également situés sur l'île de Manus. Elles ont également annoncé que l'eau et l'électricité seraient coupées en fin d'après-midi dans le camp de rétention et que les réfugiés ne seraient plus alimentés.
Les autorités australiennes leur proposent de tenter de s'installer définitivement en Papouasie, d'être transférés vers le centre de rétention de Nauru, d'être relocalisés dans un pays tiers comme le Cambodge ou de rentrer dans leur pays.
L'Australie avait aussi trouvé un accord avec l'administration Obama pour que certains des demandeurs d'asile soient accueillis aux Etats-Unis. Mais seuls 54 à ce stade ont été officiellement acceptés, dont seulement 24 qui ont déjà été accueillis.
L'Australie n'accepte aucun boat-people sur son sol, même ceux qui remplissent les critères du droit d'asile.
Les détenus de Manus refusent de quitter le centre de rétention, déclarant craignant pour leur sécurité, alors que les médias ont fait état de l'hostilité de la population locale à leur endroit.
L'armée de Papouasie doit prendre le contrôle du camp une fois qu'il sera fermé, ce qui fait aussi naître la crainte d'un siège.
"Les réfugiés se montrent intransigeants et refusent de quitter le centre. Ils ont peur mais refusent de partir", a déclaré sur Twitter l'un d'entre eux, l'Iranien Behrouz Boochani.
"Les réfugiés ont fermé à clé la porte principale pour leur propre protection. Il n'y a aucune sécurité ici", a-t-il poursuivi.
"Je dois lancer un SOS. Les réfugiés ont extrêmement peur. La situation est critique, nous nous attendons à tout moment à être attaqués par la marine" de Papouasie, poursuit-il.
Ian Rintoul, défenseur des droits des réfugiés, a expliqué que leurs soutiens avaient introduit un recours devant la Cour suprême de Papouasie pour empêcher la fermeture du camp et exiger qu'y soient rétabli l'eau, les vivres et les autres services.
"Il existe une peur réelle de voir le gouvernement autoriser l'usage de la force contre les demandeurs d'asile", a-t-il dit à Sydney.
Canberra mène une politique extrêmement dure vis-à-vis des migrants qui tentent de gagner ses côtes, en les reléguant dans des camps sur Manus, en Papouasie, ou dans le micro-Etat insulaire de Nauru.Mais la justice de Papouasie-Nouvelle-Guinée a jugé l'an dernier anticonstitutionnelle la détention de réfugiés à Manus.
Canberra avait accepté de fermer le camp, où se trouvent plus de 600 hommes, avant la fin octobre.Les autorités leur ont demandé de se rendre dans trois centres "de transition", également situés sur l'île de Manus. Elles ont également...

