La dernière Holden fabriquée en Australie est sortie, il y a huit jours, de la chaîne de montage de l’usine d’Elizabeth, à Adélaïde, dans l’État d’Australie-Méridionale. Pour la marque automobile, une page se tourne. Holden/Handout/AFP
La dernière Holden fabriquée en Australie est sortie, il y a huit jours, d'une chaîne de montage d'une usine au nord d'Adélaïde. Avec la fermeture de l'usine d'Elizabeth, dans l'État d'Australie-Méridionale, une page se tourne pour la marque automobile.
Née en 1856 à Adélaïde, l'entreprise confectionnait initialement des selles pour chevaux avant de se lancer, au début du XXe siècle, dans l'automobile et de devenir dans les années 1930 une filiale du groupe américain General Motors. C'est en 1948 que Holden a sorti la première voiture produite massivement en Australie, la Holden 48-215. Et en 1964, Holden employait 24 000 personnes.
Le syndicat des travailleurs de l'industrie australienne rend le gouvernement responsable de la mort de ce secteur, pour avoir retiré les subventions à l'automobile en 2014. La mort de l'industrie automobile australienne était programmée depuis 2013-2014, quand les trois derniers constructeurs présents (Toyota, Ford et Holden) ont annoncé qu'ils se retireraient de la scène. Mitsubishi Motors avait, lui, fermé son usine d'Adélaïde dès 2008. La dernière Ford fabriquée en Australie est sortie de la chaîne de montage en octobre 2016. Toyota a fermé son usine de Melbourne au début du mois. Parmi les raisons citées figurent l'étroitesse du marché australien et la concurrence de sites asiatiques plus rentables. Holden, qui produit notamment en Thaïlande, conservera 350 dessinateurs et ingénieurs en Australie, de même que 700 autres employés.
Source : AFP

