"Les crimes du Bataclan ne sont donc pas impunis", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, au sujet de "la victoire en cours" contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) à Raqqa en Syrie.
"J'ai été très ému de cette victoire (dans la ville syrienne) - enfin cette victoire qui ne s'est pas encore affirmée définitivement mais qui est en cours - parce que chacun sait que c'est de Raqqa que sont venus les ordres, les décisions, les acteurs des attentats qui ont eu lieu en France" en novembre 2015, a dit le ministre français, en déplacement à Madrid.
"C'est à ce moment-là que la coalition, sur notre demande (...) avait décidé de faire aussi de Raqqa un objectif majeur, comme de Mossoul" en Irak, a-t-il dit.
La France fait partie de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis qui a appuyé l'offensive des Forces démocratiques syriennes (FDS) pour s'emparer de Raqqa, dont la perte est un revers majeur pour l'EI.
"La chute de Daech (acronyme arabe de l'EI) à Raqqa est un événement important, d'une certaine manière les crimes du Bataclan, pour résumer, ne sont donc pas impunis, et je pense d'abord aux familles de ces victimes" des attentats, a ajouté M. Le Drian.
Il s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue espagnol Alfonso Dastis.
Les attentats de Paris du 13 novembre 2015, notamment dans la salle de concerts du Bataclan, avaient tué 130 personnes. Ils avaient été revendiqués par l'EI.
Au total, 241 personnes ont été tuées dans la vague d'attentats jihadistes qui a frappé la France depuis 2015.
Le groupe EI avait pris le contrôle en 2014 de Raqqa qui était alors devenue tristement célèbre pour les atrocités commises - exécutions, viols, nettoyage ethnique - et comme centre présumé de planification des attentats en Europe.
"La guerre est en phase d'être gagnée, il ne faut surtout pas perdre la paix", a lancé M. Le Drian.
"L'après Daech a commencé", a-t-il affirmé. "Il faut identifier maintenant le forum de préparation de la transition politique et de la solution politique d'une Syrie que nous voulons unifier et non pas disloquer".
Il a insisté sur la nécessité de faire parvenir rapidement l'aide humanitaire aux "50.000 à 60.000 habitants qui n'ont pas quitté" Raqqa, selon lui.
La France va "mobiliser immédiatement 10 millions d'euros pour assurer le déminage, plus l'aide humanitaire immédiate aux populations qui restent à Raqqa", a-t-il dit.
La ville, truffée de mines et d'explosifs, devrait être transférée à une autorité civile une fois terminé le long processus de déminage.
"J'ai été très ému de cette victoire (dans la ville syrienne) - enfin cette victoire qui ne s'est pas encore affirmée définitivement mais qui est en cours - parce que chacun sait que c'est de Raqqa que sont venus les ordres, les décisions, les acteurs des attentats qui ont eu lieu en France" en novembre 2015, a dit le ministre français, en déplacement à Madrid.
"C'est à ce moment-là que la coalition, sur notre demande (...) avait décidé de faire aussi de Raqqa un objectif majeur, comme de Mossoul" en Irak, a-t-il dit.
La France fait partie de la coalition internationale dirigée par les...

