De gauche à droite : Soha Bsat Boustani, Saad Houry, ancien directeur exécutif de l’Unicef, Tanya Chapuisat, représentante de l’Unicef au Liban, des représentantes de l’ONG Iqraa, et Geneviève Begkoyian, responsable de la section WASH (Water, Sanitation and Hygene) à l’Unicef.
Collègues, proches et amis étaient réunis le 27 septembre dernier à Clemenceau, dans les jardins d'une ancienne demeure libanaise, Beyt Amir, pour le pot de départ (à la retraite) d'une grande dame de l'Unicef, la Libanaise Soha Bsat Boustani. Après 35 ans de bons et loyaux services, un hommage chaleureux et tout en émotion a été rendu à la directrice du département de communication au bureau local de l'organisation onusienne. À travers un film, réalisé par ses collègues, actuels et précédents, et tous les membres de sa famille jusqu'à ses enfants et petits-enfants, lui rendant hommage avec humour, amitié et affection, chacun a tenté de « décrire Soha en deux mots ». « Impossible », diront certains, alors que d'autres se prêteront au jeu, relatant leur Soha en quelques mots : sa passion, son amour, son engagement pour l'enfance, sa détermination, son bouillonnement... mais aussi son rire si communicatif. Sans oublier son professionnalisme et son acharnement au travail jusqu'au bout, toujours accompagnée d'une cigarette, bien sûr.
Ont notamment participé à la cérémonie la représentante de l'Unicef au Liban, Tanya Chapuisat, la diplomate palestinienne Leila Chahid, Nora Joumblatt, épouse du leader druze Walid Joumblatt, l'ancien responsable onusien Ross Mountain, et les membres de la famille de Mme Boustani, sa mère, Itaf Bsat, et son époux, Rafic Boustani. Étaient aussi présents, outre les nombreux collègues, quelques membres de la presse et représentants d'associations pour l'enfance ayant travaillé en étroite collaboration avec la responsable de la communication. Émue aux larmes mais souriante jusqu'au bout, Soha Bsat Boustani a évoqué avec humour son appréhension de la retraite, qu'elle baptise désormais « jubilación » (retraite en espagnol, mais aussi réjouissance), « un nouveau chapitre » de sa vie. Elle a certes rappelé quelques moments forts de son parcours au service de l'enfance au sein de l'Unicef, lors des pires épreuves qu'a traversées le Liban, la guerre civile, l'invasion israélienne, la crise syrienne, et tant d'autres moments aussi. Mais au final, elle a salué « chaque jour de cette aventure partagée » avec l'organisation onusienne : « L'Unicef a fait de moi une meilleure personne humaine », a-t-elle conclu en guise de remerciement.

