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Les Chypriotes-turcs bloquent un convoi d'aide de l'ONU pour des Chypriotes-grecs

Les autorités chypriotes-turques ont bloqué pour la première fois un convoi d'aides que l'ONU livre régulièrement aux quelque centaines de Chypriotes-grecs restés dans le tiers nord de l'île divisée de Chypre, ont indiqué mercredi des responsables onusiens.

Cette démarche envenime encore plus les relations entre les Chypriotes-turcs et le gouvernement chypriote-grec internationalement reconnu, après l'échec des négociations pour une réunification de l'île en juillet.

La force de paix de l'ONU a indiqué qu'un de ses véhicules avait quitté la capitale Nicosie avec de l'aide humanitaire destinée aux Chypriotes-grecs restés dans la péninsule du Karpas (nord-est).

"L'UNFICYP a été contrainte de limiter aux aides médicales la livraison programmée pour ce jour, à la suite de la décision unilatérale d'imposer des taxes et des frais à d'autres biens humanitaires", a précisé la force de paix de l'ONU. Elle a dit "regretter la décision prise par l'administration chypriote-turque".

Chypre est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat qui visait à rattacher le pays à la Grèce et qui avait suscité une vive inquiétude parmi la minorité chypriote-turque.
Les personnes "enclavées" sont celles qui avaient refusé de quitter leurs foyers en vertu d'un accord de transfert des populations coincées derrière les lignes de front après l'invasion turque.

Dans le cadre de sa mission, l'UNFICYP assure notamment une aide humanitaire aux quelque centaines de ces Chypriotes-grecs et maronites, conformément à un accord de longue date entre les deux parties, avec des livraisons hebdomadaires aux plus vulnérables.

Le président chypriote-grec Nicos Anastasiades a dénoncé un comportement qui nuit aux efforts destinés à rétablir la confiance entre les deux communautés.

Mais le mois dernier déjà, le ministre des Affaires étrangères de la République turque de Chypre-Nord (entité reconnue uniquement par Ankara), Tahsin Ertugruloglu, avait déclaré à l'AFP à New York que des taxes seraient imposées aux convois de l'ONU à partir du 1er octobre et que cette mesure serait suivie d'autres que les autorités chypriotes-turques avaient l'intention d'introduire, après l'effondrement des négociations.

Il a affirmé que les convois d'aide n'étaient "pas nécessaires" du fait de la liberté de mouvement entre les habitants des deux parties de l'île.
"Les convois de l'ONU ne vont pas être autorisés à transporter de tels chargements, car cela donne l'impression que ces personnes sont enclavées en territoire occupé", a-t-il affirmé.

Le président Anastasiades a dit l'intention de son gouvernement de porter plainte auprès de l'ONU et de l'Union européenne, dont Chypre est membre.
"Ces mesures, qui sont totalement illégales mais aussi contraires aux accords conclus, sont en train de contaminer le climat favorable que nous recherchons et essayons de cultiver", a-t-il déclaré devant les journalistes.

Les autorités chypriotes-turques ont bloqué pour la première fois un convoi d'aides que l'ONU livre régulièrement aux quelque centaines de Chypriotes-grecs restés dans le tiers nord de l'île divisée de Chypre, ont indiqué mercredi des responsables onusiens.
Cette démarche envenime encore plus les relations entre les Chypriotes-turcs et le gouvernement chypriote-grec internationalement reconnu, après l'échec des négociations pour une réunification de l'île en juillet.
La force de paix de l'ONU a indiqué qu'un de ses véhicules avait quitté la capitale Nicosie avec de l'aide humanitaire destinée aux Chypriotes-grecs restés dans la péninsule du Karpas (nord-est).
"L'UNFICYP a été contrainte de limiter aux aides médicales la livraison programmée pour ce jour, à la suite de la décision unilatérale d'imposer des...