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Liban

Hariri : Le gouvernement a mis fin à cinq ans de promesses non tenues

Grille des salaires

Détente sur tous les fronts sociaux ; rentrée normale des classes, lundi.

OLJ
30/09/2017

Au grand soulagement de toutes les parties, le Conseil des ministres, réuni au Grand Sérail sous la présidence de Saad Hariri, a entériné hier l'accord qu'il avait mis au point la veille concernant la nouvelle grille des salaires dans la fonction publique et les amendements à la loi de financement de cette échelle, invalidée la semaine dernière par le Conseil constitutionnel. « Nous avons mis fin à cinq ans de promesses non tenues », a claironné le Premier ministre, Saad Hariri, à la fin de la réunion.
Soulagés d'apprendre que leurs nouveaux traitements ne sont pas menacés, les enseignants des secteurs public et privé, ainsi que les fonctionnaires, qui s'étaient mobilisés toute cette semaine, ont annoncé que les classes reprendront normalement lundi. De leur côté, la Confédération générale du travail libanais et le Comité de coordination syndicale ont annoncé la suspension de leur mouvement de grève dans la fonction publique.

Loi d'urgence transmise au Parlement
« Après quatre Conseils des ministres, nous nous sommes mis d'accord sur un projet de loi à caractère de double urgence comprenant des amendements sur les impôts et les taxes que nous allons transmettre au Parlement dans le courant de la semaine prochaine », a annoncé le chef du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres. « Les recettes permettant de financer le relèvement des salaires seront assurées », a-t-il ajouté. « Nous nous sommes également mis d'accord sur la question des bilans comptables qui seront adoptés après le vote du budget », a affirmé M. Hariri.
Le gouvernement avait décidé la veille que les salaires dans le secteur public et ceux des enseignants seront payés en fonction de la nouvelle grille. De manière plus détaillée, la solution consiste à payer les salaires du mois de septembre selon les nouveaux barèmes et préparer une réplique de la loi sur les impôts et taxes invalidée par le CC, mais en corrigeant les articles 11 sur les empiétements sur les biens-fonds maritimes et 17 sur la déclaration par les professions libérales de leurs revenus et la double imposition. L'objectif est que le processus soit achevé quand les salaires d'octobre devront être payés.
« Cette loi est conforme aux recommandations du Conseil constitutionnel », a souligné M. Hariri, qui a défendu l'action du Conseil des ministres, dénonçant « ceux qui ne cessent de mettre en doute la volonté » de l'exécutif. « Le gouvernement a toujours été attaché à la mise en œuvre de la grille tout en maintenant la stabilité financière du pays », a-t-il ajouté, en s'adressant aux syndicats et aux manifestants du secteur public et des enseignants, en grève depuis lundi jusqu'à aujourd'hui. « Nous mettons un terme à cinq ans de promesses non tenues », a-t-il déclaré.
M. Hariri a également mis en évidence l'entente qui a conduit à l'accord conclu jeudi. « Sans cette entente politique, la situation aurait été encore plus grave », a-t-il ajouté, niant tout désaccord entre le président Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry, et lui-même sur ce sujet. À l'ouverture du Conseil des ministres, le chef du gouvernement avait loué l'esprit de solidarité ayant permis cet accord, exprimant l'espoir que cet esprit se matérialisera sur les plans politique et économique.
Prenant ensuite la parole, le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, a appelé les élèves et les enseignants à retrouver les bancs de leur école dès lundi prochain. M. Hamadé a toutefois émis des réserves sur les amendements effectués sur l'article 11 sur les biens-fonds maritimes.

« Ni de près ni de loin »
Interrogé par ailleurs sur l'entretien du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, avec son homologue syrien Walid Moallem en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, Saad Hariri a déclaré qu'il était opposé à cette rencontre. « Je ne suis pas prêt à travailler, ni de près ni de loin, avec le régime syrien », a-t-il affirmé.

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