Le président de l’ordre des rédacteurs, Élias Aoun, remettant l’emblème de l’ordre à Émilie Nasrallah. Photo ANI
Une délégation de l'ordre des rédacteurs menée par son président, Élias Aoun, s'est rendue au domicile de la romancière, nouvelliste et journaliste Émilie Nasrallah, pour lui remettre une plaque représentant l'emblème de l'ordre, en signe d'appréciation pour l'apport littéraire, intellectuel et journalistique qui a jalonné sa carrière.
Dans l'allocution qu'il a prononcée à cette occasion, M. Aoun a félicité l'écrivaine pour la médaille Goethe qu'elle a reçue en août dernier en hommage à son engagement culturel. Cette médaille « vient s'ajouter aux innombrables récompenses internationales et arabes » que Mme Nasrallah a déjà reçues, a-t-il souligné.
« Nous sommes fiers du fait qu'Émilie Nasrallah, qui a enrichi le journalisme libanais et arabe durant des décennies, soit inscrite à l'ordre des rédacteurs », s'est réjoui M. Aoun, avant de lancer : « Grâce à des personnes comme vous, Émilie Nasrallah, le journalisme libanais demeure pertinent, pondéré et apte à se livrer à la critique constructive. » « Vous représentez la loyauté, la fidélité et la sincérité grâce auxquelles les sociétés saines se construisent », a-t-il conclu.
Pour sa part, Mme Nasrallah a souhaité que « le journalisme au Liban reste indépendant », formulant le vœu que « le pays demeure une tribune où s'expriment la parole franche et l'opinion libre ».
Née à Kfair (Liban-Sud), en 1931, Émilie Nasrallah a écrit en 1962 son premier roman, Touyour Ayloul. Il a été suivi de nombreux ouvrages ayant pour thèmes récurrents les racines, la vie au village, l'émigration et l'appartenance, la guerre civile et la lutte des femmes pour l'autonomie et la libre expression.

