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Agenda - Hommage À Kamal Batal

Les droits de l’homme se vivent au quotidien

Il est difficile de rendre justice à quelqu'un qui a consacré sa vie aux droits de l'homme. On ferme généralement le dossier d'un défunt 24, 48 heures ou tout au plus 40 jours après son décès. Cela ne peut en aucune manière concerner Kamal Batal qui a milité pour une cause qui ne meurt jamais. Pour cela il ressemble à Bachir Gemayel.
Kamal a commencé par connaître la beauté des formes, des couleurs et des sons soit en regardant les tableaux peints par Mona (sa mère), soit en écoutant Élie (son père) jouer à la mandoline l'Hymne à la joie. Il a vécu l'enthousiasme en famille. Chez les Batal il n'y a point de passivité : colonie de vacances, AFEL, Caritas, etc. Il a aussi vécu la piété en assistant aux messes célébrées à la maison en différentes occasions.
Devenu adulte, il a compris que la beauté ne peut pas côtoyer la laideur. Voilà pourquoi il s'est engagé à défendre les droits de l'homme dans un monde où le clientélisme, les pots-de-vin et la tyrannie sont omniprésents. Il n'a jamais accepté qu'un gendarme laisse passer un ami ou un haut placé en faisant attendre une multitude de voitures. Il a toujours contesté qu'un fonctionnaire refuse de finaliser une formalité sous prétexte de boire un café ou de toucher un pot-de-vin. Il a dénoncé la tyrannie en allant visiter des réfugiés et en mettant sa vie en danger. Pour Kamal, les droits de l'homme se vivent au quotidien. Il a rayonné autour de lui. Lina (sa sœur) était la seule à défendre un élève lors d'un conseil de classe, alors que la majorité des enseignants s'apprêtait à le renvoyer du collège. « Tout homme a le droit de se tromper », disait-elle.
S'il me revenait d'écrire un petit fascicule sur la vie de Kamal Batal, j'aurais écrit en première page l'épitaphe d'Oppenheimer : « Tu seras toujours seul, car la culture est une prison. »

Il est difficile de rendre justice à quelqu'un qui a consacré sa vie aux droits de l'homme. On ferme généralement le dossier d'un défunt 24, 48 heures ou tout au plus 40 jours après son décès. Cela ne peut en aucune manière concerner Kamal Batal qui a milité pour une cause qui ne meurt jamais. Pour cela il ressemble à Bachir Gemayel.Kamal a commencé par connaître la beauté des formes, des couleurs et des sons soit en regardant les tableaux peints par Mona (sa mère), soit en écoutant Élie (son père) jouer à la mandoline l'Hymne à la joie. Il a vécu l'enthousiasme en famille. Chez les Batal il n'y a point de passivité : colonie de vacances, AFEL, Caritas, etc. Il a aussi vécu la piété en assistant aux messes célébrées à la maison en différentes occasions.Devenu adulte, il a compris que la beauté ne peut pas...