Le chef de l'État libanais, Michel Aoun, a présidé vendredi le conseil supérieur de la défense qui s'est tenu au palais présidentiel de Baabda, et durant lequel la question de l'enquête sur les militaires ex-otages tués par les jihadistes a été abordée.
La réunion a eu lieu en présence du chef du gouvernement, Saad Hariri et des ministres des Affaires étrangères, Gebran Bassil, de la Défense, Yaacoub Sarraf, de l'Intérieur, Nohad Machnouk, des Finances, Ali Hassan Khalil, et de la Justice, Salim Jreissati. Le commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun, ainsi que les chef des services de sécurité, ont également pris part à la réunion.
Une minute de silence a été observée en hommage aux dix militaires libanais, enlevés en 2014 puis tués par les jihadistes, et dont les funérailles nationales se sont tenues en matinée au siège du ministère de la Défense à Yarzé.
Le président Aoun a félicité durant la réunion l'armée pour ses exploits contre les jihadistes, évoquant notamment les efforts de déminage qui ont permis de sécuriser les territoires libérés.
Le président a en outre assuré que l'enquête en cours sur les événements qui ont mené à l'enlèvement des militaires en 2014 à Ersal "va identifier les responsables et soulager les familles des soldats tués, qui ont le droit de savoir comment leurs enfants ont perdu la vie. L'enquête suivra son cours pour que personne ne soit lésé".
Même son de cloche de la part de M. Hariri, qui a assuré que l'enquête n'a pas pour but de se venger de qui que ce soit. "L'objectif est de savoir ce qui s'est passé à Ersal, et il est injuste de lancer des accusations infondées ou d'instrumentaliser cette enquête à des fins politiciennes". Le ministre de la Justice a, lui, assuré que l'enquête ne portera par sur des questions d'ordre politique.
Le président Aoun a enfin prévenu que l'après-bataille nécessite un état d'alerte maximal dans la région des jurds, sur les hauteurs de l'Anti-Liban, et que le commandement de l'armée a été chargé de planifier le redéploiement de la troupe à cette frontière.
La question des camps de réfugiés palestiniens au Liban a également été abordée, après un regain de tension à l'intérieur de celui de Aïn el-Héloué au Liban-Sud récemment.
Les ministres de la Défense et de l'Intérieur "ont été chargés de prendre les mesure nécessaires" afin de recruter de nouveaux militaires en fonction du mérite.
Enfin, le chef de la diplomatie a été chargé de porter plainte contre Israël devant le Conseil de sécurité, suite aux bombardements que l'aviation israélienne a mené en Syrie à partir du territoire libanais, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Les décisions du conseil supérieur de la défense restent secrètes en vertu de la loi.
La réunion a eu lieu en présence du chef du gouvernement, Saad Hariri et des ministres des Affaires étrangères, Gebran Bassil, de la Défense, Yaacoub Sarraf, de l'Intérieur, Nohad Machnouk, des Finances, Ali Hassan Khalil, et de la Justice, Salim Jreissati. Le commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun, ainsi que les chef des services de sécurité, ont également pris part à la réunion.
Une minute de silence a été observée en hommage aux dix militaires libanais, enlevés en 2014 puis tués par les jihadistes, et dont les funérailles nationales se sont tenues en...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir