Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a estimé vendredi que son pays et l'UE devaient trouver "ensemble" une solution à la question de la frontière irlandaise après le Brexit.
"Je pense qu'il y a une solution et nous allons (...) le faire", a assuré M. Johnson à l'AFP, en marge d'une visite sur une base militaire à Tapa (nord de l'Estonie).
Jeudi, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, s'était dit "inquiet" des propositions britanniques visant à résoudre l'épineux problème de la frontière entre l'Irlande et la province britannique de l'Irlande du Nord une fois acté le départ du Royaume-Uni.
L'UE a demandé jeudi à Londres de "proposer des solutions pour surmonter les défis" engendrés par son départ. "La responsabilité (...) appartient au Royaume-Uni", a-t-elle expliqué dans un document sur la question de frontière.
Mais le chef de la diplomatie britannique, qui avait fait campagne pour le Brexit avant le référendum de juin 2016, voit les choses autrement.
"C'est certainement un problème que nous pouvons résoudre tous ensemble et c'est ce que nous allons faire", a-t-il affirmé.
L'avenir de la frontière irlandaise fait partie --avec la facture que devra honorer le Royaume-Uni en quittant l'Union et le sort des citoyens européens sur le sol britannique-- des trois priorités absolues fixées par les 27 pays qui resteront dans l'UE.
Bruxelles demande à Londres des garanties sur le maintien de la libre circulation des Irlandais, Nord-Irlandais et Britanniques dans une zone comprenant le Royaume-Uni et l'île d'Irlande.
"Nous avons eu une zone commune de voyage pendant cent ans, rien ne doit l'affecter. Rien ne doit empêcher les agriculteurs de faire circuler leur bétail et les entreprises de poursuivre leur activité", a plaidé M. Johnson.
Ce dernier s'exprimait en marge d'une visite à des troupes britanniques déployées avec des soldats français et danois sur une base estonienne pour des entraînements conjoints organisés par l'Otan.
Jeudi, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, s'était dit "inquiet" des propositions britanniques visant à résoudre l'épineux problème de la frontière entre l'Irlande et la province britannique de l'Irlande du Nord une fois acté le départ du Royaume-Uni.
L'UE a demandé jeudi à Londres de "proposer des solutions pour surmonter les défis" engendrés par son départ. "La responsabilité (...) appartient au Royaume-Uni",...

