Les auteurs de l'attaque au gaz sarin de Khan Cheikhoun, perpétrées en avril par les forces du régime syrien selon l'ONU, "devront rendre des comptes", a affirmé jeudi la France, qui prête "la plus grande attention aux indices" concernant d'autres attaques chimiques.
Le président Emmanuel Macron a fait depuis son élection "une ligne rouge" de l'utilisation d'armes chimiques et assuré que Paris prendrait des mesures de représailles en cas de franchissement de cette ligne. La déclaration du ministère des Affaires étrangères ne reprend pas cette formule.
La Commission d'enquête de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Syrie a estimé dans un rapport publié mercredi que les forces syriennes étaient responsables de l'attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun (nord) le 4 avril, qui a fait plus de 80 morts, en majorité des femmes et des enfants.
"Les auteurs de cette attaque devront rendre des comptes", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay Agnes Romatet-Espagne, soulignant que les conclusions de la Commission d'enquête rejoignaient la "propre évaluation" française, qui avait déjà incriminé le régime de Damas dans un rapport publié en avril.
"Pour la France, la responsabilité de l'armée syrienne dans cette attaque ne fait aucun doute", a ajouté Mme Romatet.
"Nous prêtons également la plus grande attention aux indices concordants relevés par la commission au sujet d'attaques chimiques de différents types intervenues en 2017", a-t-elle poursuivi.
D'après le rapport de la commission, les forces syriennes ont mené au moins 24 attaques chimiques entre mars 2013 et juillet 2017.
Elu en mai, le président Macron avait affirmé en recevant son homologue russe Vladimir Poutine à Versailles que l'utilisation d'armes chimiques en Syrie était "une ligne rouge". Il l'a répété depuis à plusieurs reprises.
Le président Emmanuel Macron a fait depuis son élection "une ligne rouge" de l'utilisation d'armes chimiques et assuré que Paris prendrait des mesures de représailles en cas de franchissement de cette ligne. La déclaration du ministère des Affaires étrangères ne reprend pas cette formule.
La Commission d'enquête de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en Syrie a estimé dans un rapport publié mercredi que les forces syriennes étaient responsables de l'attaque au gaz sarin sur la localité de Khan Cheikhoun (nord) le 4 avril, qui a fait plus de 80...

