Deux marins indonésiens enlevés en novembre sont parvenus jeudi à échapper à leurs ravisseurs à la faveur d'un affrontement avec l'armée philippine qui a fait cinq morts au sein du groupe Abou Sayyaf, ont annoncé les forces de sécurité.
Les deux hommes avaient été enlevés dans les eaux malaisiennes et emmenés sur l'île de Jolo, un bastion d'Abou Sayyaf, un groupe islamiste spécialisé dans les enlèvements crapuleux. Leur calvaire s'est achevé jeudi quand ils se sont présentés à un poste de contrôle de l'armée à Jolo peu après un échange de feu entre les troupes philippines et leurs ravisseurs présumés dans une localité voisine.
"Nos soldats les ont vus à un poste de contrôle", a déclaré à l'AFP le général Cirilito Sobejana. "Il semble qu'ils soient parvenus à s'enfuir à la faveur d'un échange de coups de feu qui s'était produit une demi heure plus tôt", a-t-il ajouté en précisant que les deux ex-otages n'étaient pas blessés mais présentaient des signes de sous-nutrition. Cinq membres d'Abou Sayyaf ont été tués et cinq militaires ont été blessés, a-t-il précisé.
Le groupe Abou Sayyaf retient actuellement 15 otages, dont deux seulement sont philippins. Un Vietnamien a été libéré le mois dernier après neuf mois de captivité. Abou Sayyaf s'est rendu tristement célèbre par sa coutume de décapiter les otages quand aucune rançon n'est versée. Le général Sobejana a affirmé n'avoir aucune information sur le paiement d'une rançon pour les deux Indonésiens. Deux marins vietnamiens avaient connu ce sort funeste en juillet.
Abou Sayyaf avait en février décapité le septuagénaire allemand Jurgen Kantner, qui avait été enlevé sur son voilier dans le sud de l'archipel. Le groupe avait décapité deux otages canadiens en 2016.
Abou Sayyaf est une ramification extrémiste de l'insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 120.000 morts depuis les années 1970 dans le sud de cet archipel à très grande majorité catholique. Il a été créé dans les années 1990 grâce aux financements d'un membre de la famille du leader d'el-Qaëda Oussama ben Laden. Il s'est depuis scindé en plusieurs factions, dont une poursuit les activités crapuleuses d'enlèvements.
Les deux hommes avaient été enlevés dans les eaux malaisiennes et emmenés sur l'île de Jolo, un bastion d'Abou Sayyaf, un groupe islamiste spécialisé dans les enlèvements crapuleux. Leur calvaire s'est achevé jeudi quand ils se sont présentés à un poste de contrôle de l'armée à Jolo peu après un échange de feu entre les troupes philippines et leurs ravisseurs présumés dans une localité voisine.
"Nos soldats les ont vus à un poste de contrôle", a déclaré à l'AFP le général Cirilito Sobejana. "Il semble qu'ils soient parvenus à s'enfuir à la faveur d'un échange de...

