M. Riachi, samedi, aux funérailles d’Élias Moukheiber. Photo ANI
L'avocat Élias Moukheiber, décédé jeudi matin à 49 ans des suites d'une longue maladie, a été porté en terre samedi à Beit-Méry, son village natal.
Les funérailles se sont déroulées en l'église Saint-Élie du village, en présence du représentant du président de la République et du Premier ministre, le ministre de l'Information Melhem Riachi, de Mme Joyce Gemayel, représentant l'ancien président de la République Amine Gemayel, de M. Ibrahim el-Mallah, représentant le chef du Courant patriotique libre, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, du chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, du député Ghassan Moukheiber, de M. Eddy Abillamaa, représentant le président des Forces libanaises, Samir Geagea, de Mme Mona Hraoui, du bâtonnier de l'ordre des avocats, Antonio Hachem, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, religieuses et de la société civile.
L'absoute a été donnée par le supérieur du monastère patriarcal de Saint-Élie à Chouaya, Mgr Costa Kayyal, qui a salué, dans son élégie, la détermination d'Élias Moukheiber face à l'épreuve de la maladie.
« Tu nous as quittés, cher Élias, après un Golgotha d'intenses souffrances (...) mais ta coopération avec cet état de souffrance a fait de toi un exemple de patience, à l'image de Job », a affirmé Mgr Kayyal.
L'évêque a également évoqué la lutte du disparu en tant qu'avocat pour la justice et contre l'oppression, ainsi que ses relations avec feu le patriarche Ignace IV Hazim.
La cérémonie a surtout été marquée par une allocution émouvante du fils du disparu, Samir Moukheiber, qui a estimé que son père était son « modèle », un « homme épris de liberté » qui lui a « appris l'humanisme, la patience et l'amour ». « Tu m'as appris que même une montagne a le droit de pleurer (...). Tu as gagné ta bataille contre ton corps, parce que tu ne t'es pas résigné et tu nous as vus grandir », a-t-il ajouté.
L'ordre des avocats a également rendu hommage à la mémoire d'Élias Moukheiber, évoquant notamment le legs d'Albert Moukheiber, son oncle, en matière d'amour de la liberté.

