Le plus grand journal officiel de Corée du Nord a estimé vendredi que les 100 premiers jours de Moon Jae-In à la présidence sud-coréenne étaient "décevants" et dénoncé comme "hypocrites" ses propositions de dialogue.
M. Moon, élu en remplacement de la présidente conservatrice destituée Park Geun-Hye, est arrivé au pouvoir en mai. Depuis il a eu à gérer les tensions découlant des programmes balistique et nucléaire nord-coréens.
Pyonyang a mené en juillet ses premiers essais réussis de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), qui mettent apparemment à sa portée une bonne partie du continent américain.
Lors d'un point de presse jeudi pour marquer les 100 premiers jours de son mandat, M. Moon a assuré qu'il n'y aurait pas de seconde guerre de Corée. Mais il a appelé le Nord à mettre fin à ses essais nucléaires et balistiques, et demandé à Pyongyang de cesser ses "jeux dangereux".
Le Rodong Sinmun, journal du parti unique au pouvoir, a donné une très mauvaise note vendredi au président Moon. Ses premiers mois de mandat furent "médiocres et très décevants". Il ne désigne pas nommément le président sud-coréen, le décrivant simplement comme "le détenteur actuel du pouvoir".
Les relations bilatérales sont "un échec absolu", ajoute le journal. "Les affirmations des autorités sud-coréennes sur l'amélioration des relations bilatérales se sont révélées être de l'hypocrisie pure".
"Le détenteur du pouvoir en Corée du Sud dit qu'il milite pour des sanctions et des pressions tout en recherchant le dialogue. C'est un complot impardonnable inspiré par les Etats-Unis pour suffoquer la Corée du Nord. Les sanctions et le dialogue ne vont tout simplement pas ensemble".
Après les tests d'ICBM, le président américain Donald Trump a menacé de déchaîner "le feu et la colère" sur le Nord.
Pyongyang a répliqué en promettant de tirer une salve de missiles à proximité du territoire américain de Guam, dans le Pacifique. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a mis ce projet sur pause cette semaine, mais prévenu que sa mise à exécution ne dépendait que du comportement de Washington.
M. Moon, élu en remplacement de la présidente conservatrice destituée Park Geun-Hye, est arrivé au pouvoir en mai. Depuis il a eu à gérer les tensions découlant des programmes balistique et nucléaire nord-coréens.Pyonyang a mené en juillet ses premiers essais réussis de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), qui mettent apparemment à sa portée une bonne partie du continent américain.
Lors d'un point de presse jeudi pour marquer les 100 premiers jours de son mandat, M. Moon a assuré qu'il n'y aurait pas de seconde guerre de Corée. Mais il a appelé le Nord à mettre fin à ses essais...


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