Deux journalistes ont été abattus en deux jours aux Philippines lors de deux incidents séparés, ont indiqué les autorités lundi, renforçant l'image d'un pays déjà vu comme l'un des plus dangereux au monde pour les journalistes.
Le présentateur Rudy Alicaway et le chroniqueur Leo Diaz sont les troisième et quatrième journalistes à avoir été tués depuis que le président Rodrigo Duterte, très critique de la presse, est arrivé au pouvoir l'année dernière, selon Dabet Panelo, secrétaire général de l'Union national des journalistes des Philippines.
Dans les deux cas, les victimes étaient à moto lorsque des tireurs sont arrivés par derrière sur une autre moto et les ont abattus. Les deux assassinats ont eu lieu sur l'île de Mindanao, dans le sud du pays, où des militants islamiques, des guérillas communistes et des chefs de guerre sont actifs.
Leo Diaz, 60 ans, correspondant du tabloïd Balita News et chroniqueur pour un journal communautaire, a été tué lundi dans la ville de President Quirino, a déclaré Fort Yerro, consultant pour Balita. Ancien officier de police, il travaillait sur des sujets de corruption politique, de jeu illégal et de drogue, selon M. Yerro.
Rudy Alicaway, qui animait une émission hebdomadaire sur la radio DXPB, a été assassiné dans la ville de Molave dimanche, selon un rapport de police. Pour Rocel Navarro, le directeur de cette station publique, il ne couvrait pas de sujets controversés.
La semaine dernière, un ancien rédacteur en chef respecté, Michael Marasigan, avait été tué dans la banlieue de la capitale Manille.
Selon une étude de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) de 2016, 146 journalistes ont été tués entre 1990 et 2015 aux Philippines, classant ce pays comme le deuxième plus dangereux au monde pour les médias après l'Irak.
Le président Rodrigo Duterte, entré en fonctions l'année dernière, se montre violemment critique avec les journalistes, notamment pour leur couverture de sa "guerre contre la drogue" qui a fait des milliers de morts.
"Ce n'est pas parce que vous êtes journaliste que vous êtes exempté d'assassinat, si vous êtes un fils de pute", avait-il dit peu avant son entrée en fonctions. Ce commentaire avait été largement interprété comme justifiant le meurtre de journalistes, une interprétation dont il s'était ensuite défendu, niant approuver tout meurtre extrajudiciare.
Le présentateur Rudy Alicaway et le chroniqueur Leo Diaz sont les troisième et quatrième journalistes à avoir été tués depuis que le président Rodrigo Duterte, très critique de la presse, est arrivé au pouvoir l'année dernière, selon Dabet Panelo, secrétaire général de l'Union national des journalistes des Philippines.
Dans les deux cas, les victimes étaient à moto lorsque des tireurs sont arrivés par derrière sur une autre moto et les ont abattus. Les deux assassinats ont eu lieu sur l'île de Mindanao, dans le sud du pays, où des militants islamiques, des guérillas communistes et...

