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Moyen Orient et Monde

En désaccord budgétaire avec Macron, le chef d’état-major démissionne

France

Le général François Lecointre, jusqu'à présent chef du cabinet militaire du Premier ministre, va succéder à Pierre de Villiers.

OLJ
20/07/2017

En désaccord avec Emmanuel Macron sur les ressources allouées à la Défense, le chef d'état-major des armées françaises, Pierre de Villiers, a quitté son poste, hier.
« Dans les circonstances actuelles, je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France et des Français », a écrit mercredi le général de Villiers, 60 ans, pour justifier son départ. « Ce n'est pas le rôle du chef d'état-major » de défendre le budget des armées « mais celui de la ministre », a soutenu hier soir le président de la République, interrogé par la chaîne de télévision France 2 sur la démission du général de Villiers qui avait critiqué les coupes financières imposées à la Défense, en marge de l'arrivée d'une étape du Tour de France à Serre-Chevalier.
C'est le général François Lecointre, jusqu'à présent chef du cabinet militaire du Premier ministre, qui va succéder au général de Villiers. Il s'agit, selon Emmanuel Macron, d'« un héros militaire comme il y en a peu », d'un « grand général de l'armée de terre » qui « sera un grand chef d'état-major des armées ». Cet homme athlétique de 55 ans issu de l'infanterie de marine associe une longue expérience du terrain (Irak, Somalie, Rwanda, ex-Yougoslavie...) à un parcours dans différents états-majors et en ministère. « C'est un officier exceptionnel et expérimenté », a salué la ministre des Armées, Florence Parly, qui a dans la foulée rendu « hommage à l'action du général de Villiers ».
Si M. Macron a lui aussi tenu à saluer Pierre de Villiers, un « militaire de grande qualité et qui a servi avec responsabilité et dignité l'État », sa démission, fait sans précédent sous la Ve République, intervient après plusieurs rappels à l'ordre présidentiels.
À l'origine de ce courroux, les critiques du général sur les 850 millions d'euros d'économies réclamés cette année aux armées, dans un contexte de restrictions budgétaires générales. Personnalité intègre et rugueuse, apprécié de ses hommes, Pierre de Villiers s'était exprimé à huis clos à l'Assemblée nationale, assurant qu'il n'allait pas se « laisser baiser » et que la situation n'était « pas tenable ». En poste depuis 2014, il se plaignait régulièrement de l'insuffisance des moyens à l'heure où la France est engagée sur plusieurs fronts, du Sahel au Moyen-Orient en passant par la France, avec l'opération Sentinelle. Après avoir sèchement recadré le général, la veille du défilé militaire du 14-Juillet devant des soldats interloqués, en martelant « je suis votre chef » et en reprochant à Pierre de Villiers d'avoir mis de façon « indigne » une polémique budgétaire « sur la place publique », le président a enfoncé le clou dimanche. « Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, le chef d'état-major des armées change », a-t-il asséné dans une interview. « Le général de Villiers a exprimé un désaccord. Il a parfaitement le droit », a réagi mercredi le Premier ministre Édouard Philippe. « Mais, comme un militaire, avec honneur, il ne peut pas contester les choix faits par son chef. Il a donc tiré les conséquences du désaccord », a-t-il noté.

« Accroc »
Jusqu'à présent, les relations entre les militaires et le nouveau président étaient au beau fixe. M. Macron avait multiplié les signaux en leur direction : visite à des blessés de guerre le jour de son investiture, déplacement sur la base militaire française de Gao, au Mali, hélitreuillage à bord d'un sous-marin nucléaire...
Le chef de l'État s'est par ailleurs engagé à consacrer 2 % du PIB à l'effort de défense d'ici à 2025. « Je suis derrière nos soldats (...), leurs familles, et l'État est pleinement engagé », a assuré le président sur France 2. « Macron (...) avait réussi à s'attirer la sympathie des militaires. Là, il y a probablement un accroc qui va être un peu difficile à remonter », a relevé le général à la retraite Dominique Trinquand, ex-conseil de M. Macron, pour qui cet épisode constitue « la première crise » du président élu le 7 mai.
La démission du général de Villiers a redonné du tonus à l'opposition : à droite, les députés Les Républicains (LR) ont dénoncé « la dérive d'un pouvoir personnel » tandis que la présidente du parti d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, voit dans cet épisode l'illustration des « limites très inquiétantes de Monsieur Macron ». Le chef du groupe Nouvelle Gauche (ex-Parti socialiste et apparentés) à l'Assemblée, Olivier Faure, a déploré « une crise de confiance entre les armées et le chef de l'État ». Jean-Jacques Bridey, ancien conseiller défense d'Emmanuel Macron pendant la campagne et président de la commission Défense de l'Assemblée, a dit « regretter » la démission du général. « Maintenant, il faut passer à autre chose », a-t-il cependant souhaité.

Source : AFP

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Emile Antonios

Le très fameux Général Gouraud -bien connu au Liban- est parti de la même façon quand on lui avait refusé des troupes et des moyens pour les troupes du Levant dans les années 20…
Il n’en reste pas moins un héros.

Assad Fakhouri

"C'est moi le chef"
Je me rappelle à l'école à l'école maternelle quand on jouait au chef, on criait cette phrase pour assoir notre autorité
"c'est le moi le Chef" à l'Elysée, est il nécessaire de le préciser ? On ne savait que Macron était le Chef, maintenant on le sait
De l'enfantillage !!!!!
Un Chef d'une nation comme la France n'a pas besoin de le préciser , il a été élu par le peuple, et ce peuple va un jour se mordre les doigts
5 as de Hollande, 5 ans de Macron, c'est trop

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