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À coup de secondes ! Après une journée de repos hier, descente vers le Rhône aujourd’hui.

Cyclisme – Tour de France
OLJ
18/07/2017 | 00h00

« Chaque seconde compte. » La phrase de Chris Froome se justifie de plus en plus dans le Tour de France cycliste 2017, en passe d'être l'un des plus serrés de l'histoire avec 4 coureurs (Froome, Fabio Aru, Romain Bardet, Rigoberto Uran) en moins de 30 sec avant les Alpes. La course, qui a observé hier sa seconde pause dans la verte campagne de la Haute-Loire, répond aux attentes.
Froome, maillot jaune pendant 9 jours (série en cours), occupe une position privilégiée : au chrono, puisqu'il aborde aujourd'hui la 16e étape, théoriquement favorable aux sprinteurs, avec un avantage sur ses rivaux. Mais aussi psychologiquement, en raison de la supériorité collective manifestée par son équipe (Sky). « Je suis incroyablement reconnaissant à mes équipiers », a insisté Froome hier, au lendemain de l'alerte (incident mécanique) sur la route du Puy-en-Velay. « Leur homogénéité est impressionnante. D'une certaine façon, c'est parfois décourageant », a confirmé Bardet.
Interrogé sur son rival le plus dangereux, Froome a esquivé : « Chacun présente une menace. » Il a affirmé surtout vouloir prendre une marge supplémentaire avant le contre-la-montre de Marseille, prévu samedi, à la veille de l'arrivée.
Incontestable favori, le vainqueur sortant a laissé apparaître des défauts. S'il affiche une grande maîtrise et désormais une science de la course qu'il était loin de posséder à ses débuts, il a plafonné à La Planche des Belles Filles et a calé franchement dans les 300 derniers m de Peyragudes. Soit les deux premières arrivées au sommet du Tour. La 3e et dernière ? Ce jeudi, au sommet de l'Izoard. Sa première mini-défaillance est-elle le signe d'un déclin relatif ou un simple jour sans ? Pour sa défense, Froome argue qu'il a connu un mauvais jour dans les Pyrénées. Tous les vainqueurs l'ont dit un jour ou l'autre, on passe par des hauts et des bas en trois semaines. « Si c'était le cas, il a bien limité la casse », relève Bardet. Mais, dans l'autre hypothèse, Froome pourrait se retrouver en difficulté demain, dès le Galibier, le col le plus dur – par ses pentes et sa longueur – d'ici à Paris.
Les trois suivants de Froome ont tous déjà gagné une étape de montagne. Aru (à La Planche des Belles Filles), Bardet (à Peyragudes) et Uran (à Chambéry) ont toutes les raisons de se féliciter de leur parcours. Il leur reste à conclure. Le maillot jaune ? Le podium ? La 4e place ? Ou plus loin encore, pour peu que Dan Martin (5e à 1 min 12 sec) parvienne, par son obstination, à grignoter encore quelques poignées de secondes ou que Mikel Landa (6e) bénéficie lui aussi de la puissance collective de la Sky.
Deuxième à 18 sec, Aru a pour lui ses qualités de grimpeur et son sens de l'attaque. Mais son équipe (Astana), dramatiquement affaiblie par les abandons de deux coureurs importants – Cataldo et Fuglsang –, est incapable de le soutenir efficacement. Bardet, 3e à 23 sec, porte les espoirs de tout un pays frustré de victoire dans le Tour depuis le siècle dernier. La Bardetmania commence à se répandre tant le jeune champion de Brioude (26 ans) incarne la promesse d'un cyclisme épuré, renouvelé, enthousiasmant. « Ça se jouera à l'Izoard », annonce le grimpeur de l'équipe AG2R La Mondiale, qui mise sur l'accumulation des efforts dans les deux étapes alpestres pour faire, s'il le peut, la différence. Ce n'est que jeudi soir, après avoir franchi le dernier col, qu'il se projettera sur le contre-la-montre de Marseille, ses 22,5 km étant à l'avantage théorique de Froome. À moins que... Uran redevienne rouleur. En 2014, Uran avait dominé le contre-la-montre du Giro. Transfiguré pour sa seconde année de contrat dans l'équipe Cannondale, Uran est un client difficile à cerner. « Une énigme », dit de lui un proche de Bardet. Une de plus dans ce Tour incertain, riche en surprises, encore indéchiffrable à six jours de l'arrivée sur les Champs-Élysées.
Aujourd'hui, la Grande Boucle descend vers la vallée du Rhône, dans la 16e étape entre Le Puy-en-Velay et Romans-sur-Isère. Le parcours de 165 km offre un lancement idéal pour les baroudeurs. Les deux premiers tiers empruntent des routes accidentées sur les plateaux de la Haute-Loire et sinueuses dans la traversée de l'Ardèche. Les 56 derniers kilomètres, sur le plat pour l'essentiel, sont davantage exposés au vent. Au risque de provoquer des surprises jusqu'à l'arrivée, jugée au bout d'une ligne droite de 300 m, en conclusion d'un dernier kilomètre en faux plat montant à partir du pont sur l'Isère.

Source : AFP

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