Samy Gemayel, hier, au cours de sa conférence de presse à Saïfi.
Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, s'est prononcé hier contre une hausse des taxes, au cours d'une conférence de presse au siège du parti à Saïfi, à la veille de la séance parlementaire qui doit se tenir aujourd'hui et demain, et au cours de laquelle la grille des salaires était prévue à l'ordre du jour.
« Nous avons été surpris de voir que l'imposition des taxes figure à l'ordre du jour de la prochaine séance parlementaire », a affirmé M. Gemayel, en rappelant que son parti, les syndicats et les forces de la société civile avaient manifesté ensemble le 19 mars dernier, dans le centre-ville de la capitale, pour faire échec à ces taxes. « Ces taxes, qui sont au nombre de quinze, touchent toutes les classes sociales et ont un impact direct sur la cherté de vie, a précisé le député du Metn. Ces taxes touchent les classes sociales pauvres et entraînent une augmentation de la cherté de vie », a-t-il souligné.
Le chef des Kataëb a expliqué qu'au nombre des impôts improvisés, quatre touchent directement les gens, comme les taxes supplémentaires sur les billets d'avion, mettant en garde contre des répercussions graves sur le panier de la ménagère. « Les seuls produits qui ne seront pas touchés sont ceux qui ne sont pas englobés par la TVA. Mais tous les prix de tous les produits que nous achetons du supermarché vont augmenter », a-t-il ajouté. « Nous avons, à maintes reprises, réitéré notre appui à la grille des salaires, a affirmé M. Gemayel. Mais il est possible pour l'État de la financer grâce aux profits exceptionnels générés par les banques, qui s'élèvent à 800 millions de dollars. »
Le chef du parti Kataëb a appelé, dans ce cadre, l'État à contrôler « les ports, les douanes, les appels d'offres illusoires, les aides et les dons des associations inexistantes, la mécanique, internet, les navires, l'évasion fiscale et le clientélisme ». « Si 20 % de l'évasion fiscale est maîtrisée, il sera alors possible de financer la grille des salaires. Ce qui est important, c'est de ne pas toucher aux gens, qui sont incapables d'en subir plus », a-t-il souligné.
Samy Gemayel a expliqué qu'à ce stade, il est nécessaire de mettre au point une stratégie économique. « Nous sommes disposés à présenter aux responsables un programme susceptible de redresser l'économie », a-t-il poursuivi, avant de souligner qu'il fallait « séparer la grille des salaires des taxes ».
« Nous ne nous tairons pas » si les taxes sont imposées, a mis en garde M. Gemayel, espérant que celles-ci « soient retirées ». « Provoquer la faillite des gens est un crime et ils ne vous le pardonneront jamais », a-t-il conclu.


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14 h 28, le 18 juillet 2017