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Sport - Football – Coupe Des Confédérations

Finale Chili vs Allemagne : c’est la lutte Vidal !

La Mannschaft a battu en demi-finale la sélection du Mexique.

Arturo Vidal sera au confluent de toutes les batailles entre sa Roja (la sélection du Chili) et son pays d’adoption… l’Allemagne, où il a évolué au Bayer Leverkusen (2007-2011) et joue actuellement au Bayern Munich (depuis 2015). Yuri Cortez/AFP

Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne le droit d'aller en finale après avoir écrasé le Mexique (4-1) en demi-finale, jeudi dans la nuit à Sotchi, pour disputer au Chili le trophée de la Coupe des confédérations, demain dans la nuit, à Saint-Pétersbourg.
Goût du combat et look détonnant, Arturo Vidal sera au confluent de toutes les batailles entre sa Roja (la sélection chilienne) et son pays d'adoption... l'Allemagne. Avant même d'écarter le Portugal, mercredi en demi-finale (0-0 a.p., 3-0 t.a.b.), le polytatoué à crête avait donné rendez-vous dans la capitale des tsars à son coéquipier bavarois Joshua Kimmich, le vice-capitaine de la jeune Mannschaft.
« Cela me fait drôle, je les connais bien, ce sont quasiment tous les meilleurs joueurs de Bundesliga », avait dit Vidal (30 ans), avant le Chili-Allemagne du 1er tour (1-1), à propos du groupe de Joachim Löw pourtant évidé de tous ses cadres. Impression confirmée au sortir de la rencontre : « J'aurais préféré jouer contre la sélection munie de tous ses joueurs, ils auraient moins couru. Les jeunes veulent en montrer plus. »

Mars 2014, la bascule
Les Allemands aussi le connaissent bien. Il a évolué quatre ans à Leverkusen (2007-2011) puis, après une expérience à la Juventus Turin, a signé au Bayern Munich en 2015.
En Russie, Vidal (94 sélections, 23 buts) fait partie des sept rescapés chiliens du Mondial 2010. Il a disputé une deuxième Coupe du monde en 2014, arrêtée là encore en 8es de finale, aux tirs au but face au Brésil (pays hôte). Mais le point de bascule du Chili, qui allait déflorer son palmarès et remporter les Copas America 2015 et 2016 pour connaître son âge d'or, il le situe à une opposition contre l'Allemagne, justement, quelques mois avant qu'elle ne soit championne du monde. Le 5 mars 2014, en match amical à Stuttgart, la Mannschaft avait certes battu la Roja (1-0), mais contre le cours du jeu. « Nous avions démontré chez eux que nous étions une sélection capable de réussir de grandes choses. Je revois souvent ce match parce qu'il montre que quand on essaie, on peut y arriver. Ceux qui étaient sur le terrain savent qu'on peut battre n'importe qui », a souligné Vidal.
Élu meilleur joueur chilien de l'année 2016 et meilleur joueur latino de la saison 2016-2017 de Bundesliga, il sera demain le trait d'union... ou trait du gnon ? Vidal est en effet connu pour son goût pour la castagne, son âpreté au combat. Voire ses écarts extrasportifs, comme cette bagarre dans une boîte de nuit turinoise en 2014, ou le fameux accident de la route en pleine Copa America 2015 à domicile, alors qu'il était ivre au volant. Mais sur le pré, c'est un « guerrier » – l'un de ses nombreux tatouages, qui fait écho au « Never give up » inscrit sur sa pomme d'Adam.

Forte tête
Contre le Portugal mercredi, il a été énorme par son volume de jeu et sa générosité, à labourer toute la surface du terrain. Et par son attitude constante de leader, illustrée par son tir au but réussi, le premier de la série, et cette image dont se repaissent les supporteurs chiliens, où on voit le « Roi Arturo » exposer son corps tout entier devant un coup franc de Cristiano Ronaldo, alors que ses coéquipiers se tournent pour éviter la balle. Sans oublier son apport offensif, comme cette frappe sur le poteau en fin de prolongation. Avant de faire la passe décisive pour Alexis Sanchez contre l'Allemagne, c'est d'ailleurs lui qui avait lancé l'aventure chilienne en Russie en marquant le premier but, contre le Cameroun (2-0), de la tête.
C'est de toutes les façons une forte tête : il aime rabaisser son caquet à Cristiano Ronaldo, qui « se la pète », et est en conflit ouvert avec Marcelo Bielsa (sélectionneur de la Roja entre 2007 et 2011), qui l'avait ignoré pour certains matches de qualification au Mondial 2010. L'entraîneur argentin « nous a aidés, mais on n'a rien gagné avec lui », estime Vidal depuis lors.
Source : AFP

Et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne le droit d'aller en finale après avoir écrasé le Mexique (4-1) en demi-finale, jeudi dans la nuit à Sotchi, pour disputer au Chili le trophée de la Coupe des confédérations, demain dans la nuit, à Saint-Pétersbourg.Goût du combat et look détonnant, Arturo Vidal sera au confluent de toutes les batailles entre sa Roja (la sélection chilienne) et son pays d'adoption... l'Allemagne. Avant même d'écarter le Portugal, mercredi en demi-finale (0-0 a.p., 3-0 t.a.b.), le polytatoué à crête avait donné rendez-vous dans la capitale des tsars à son coéquipier bavarois Joshua Kimmich, le vice-capitaine de la jeune Mannschaft.« Cela me fait drôle, je les connais bien, ce sont quasiment tous les meilleurs joueurs de Bundesliga », avait dit Vidal (30 ans), avant le Chili-Allemagne du 1er...
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