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Liban - Opposition

Samy Gemayel : Nos institutions ne servent qu’à blanchir les bazars

C'est avec des arguments et un ton convaincants que le chef des Kataëb, Samy Gemayel, a répondu hier au feu roulant des questions de Marcel Ghanem, sur la LBCI, dénonçant une instrumentalisation des institutions au service de décisions politiques prises dans le contexte d'accords conclus à l'insu ou en marge des ministres.
« Les institutions ne servent qu'à blanchir des bazars conclus en dehors d'elles », a-t-il déploré, ajoutant que « tous ceux qui laissent faire et laissent passer sont complices ».
M. Gemayel a donné « le dossier du gaz offshore » comme meilleur exemple d'un « marché » sur lequel le gouvernement « n'a fait qu'apposer son tampon, sans que les ministres n'aient le temps de l'examiner ». Il s'est élevé contre la réunion des chefs de parti tenue à Baabda, y voyant une humiliation pour les ministres qui sont ainsi apparus comme « placés sous tutelle ». Et le chef des Kataëb de dénoncer, par ailleurs, l'utilisation de méthodes d'intimidation « musclées » ou judiciaires pour dissuader l'opposition et faire taire les opposants.
M. Gemayel s'est également dit fier de ce que la crise des déchets lui ait donné raison, à l'odeur pestilentielle qui souffle tous les soirs sur le littoral du Metn les nauséabonds relents du dépotoir sauvage de Bourj Hammoud. « La suite des choses a démontré que nous avions raison, et c'est aujourd'hui le journal Le Monde lui-même qui dénonce la pollution sauvage de la mer », a-t-il dit.
Il s'est félicité d'avoir obligé le gouvernement à renoncer à une série de taxes dont l'impact financier et social était mal étudié, et aussi d'avoir fait reculer ceux qui voulaient passer des contrats avec des centrales flottantes à des tarifs usuraires pour le Trésor.
Enfin, M. Gemayel s'est prononcé contre l'entrée en application de la carte magnétique aux prochaines élections, affirmant que dans un pays comme le Liban, ce serait une voie ouverte à la fraude, puisqu'on aurait éliminé le contrôle des scrutateurs régionaux en permettant aux électeurs de voter loin des villes et villages où ils sont enregistrés. Un recours en invalidation de la loi électorale est à l'étude, a-t-il laissé entendre, sans plus de précisions.

C'est avec des arguments et un ton convaincants que le chef des Kataëb, Samy Gemayel, a répondu hier au feu roulant des questions de Marcel Ghanem, sur la LBCI, dénonçant une instrumentalisation des institutions au service de décisions politiques prises dans le contexte d'accords conclus à l'insu ou en marge des ministres.« Les institutions ne servent qu'à blanchir des bazars conclus en dehors d'elles », a-t-il déploré, ajoutant que « tous ceux qui laissent faire et laissent passer sont complices ».M. Gemayel a donné « le dossier du gaz offshore » comme meilleur exemple d'un « marché » sur lequel le gouvernement « n'a fait qu'apposer son tampon, sans que les ministres n'aient le temps de l'examiner ». Il s'est élevé contre la réunion des chefs de parti tenue à Baabda, y voyant une humiliation pour les...
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