Le président de la République s’entretenant avec le ministre de l’Intérieur. Photo Ani
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a estimé hier, à l'issue d'un entretien à Baabda avec le président de la République, Michel Aoun, que les reproches formulés aux FSI et au ministère de l'Intérieur étaient exagérés. « Nous accomplissons nos devoirs, mais nous ne sommes pas l'autorité adéquate pour décider quelles sont les personnes qui doivent être arrêtées ou quels seront les jugements prononcés », a-t-il tonné dans une déclaration à la presse.
M. Machnouk a assuré que le président de la République ainsi que le Premier ministre Saad Hariri « veilleront à ce que les auteurs de crimes soient sévèrement punis, en vue de mettre fin au chaos sécuritaire dans le pays, notamment dans la région de Baalbeck et de la Békaa à laquelle le président Michel Aoun accorde tout son intérêt ». Le ministre a en outre appelé le public à informer les autorités en cas de tirs de joie à l'occasion de l'annonce des résultats des examens officiels. « Nul ne bénéficie de couverture politique », a-t-il martelé.
Au sujet de la loi électorale, M. Machnouk a expliqué que plusieurs détails restent à discuter et ne seraient pas réglés avant un mois. Il a toutefois assuré que la date des élections n'était pas un sujet de débat. « Les élections seront tenues à temps, il y aura sûrement des cartes magnétiques et les discussions avec les experts portent sur la précision dans la réalisation de ces cartes », a-t-il souligné.
En outre, le ministre a indiqué avoir abordé avec M. Aoun la question de la surpopulation dans les prisons. « Nos prisons ne peuvent plus accueillir tous les contrevenants et détenus et nous travaillons sur ce dossier », a-t-il noté.
Se penchant par ailleurs sur le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, M. Machnouk a signalé que ses propos devraient être placés hors du contexte libanais et ne représentaient ni la position de l'État ni celle du gouvernement et du peuple.
Le ministre a enfin évoqué la situation en Syrie, estimant qu'il était impossible, à l'heure actuelle, de se prononcer sur les régions stables dans ce pays, faisant remarquer que le retour des Syriens chez eux nécessitait certaines démarches.
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PERSONNE NE BENEFICIE DE COUVERTURE POLITIQUE NOUS DIT-IL... ET POURTANT, TOUT CHACUN EN BENEFICIE AU LIBAN... EXCEPTE : LEM3ATRINE !
09 h 27, le 30 juin 2017