Un soldat a été tué et trois autres blessés en Colombie par la détonation d'un engin explosif attribuée par les autorités à l'ELN, dernière guérilla active du pays, actuellement en négociations de paix avec le gouvernement, a annoncé l'armée vendredi.
L'attaque est survenue jeudi soir dans la ville de Tame, dans le département d'Arauca, frontalier avec le Venezuela.
Des militaires traversaient un pont à bord d'un véhicule quand l'explosion s'est produite, a précisé l'armée dans un communiqué. Les trois soldats blessés ont été hospitalisés.
Le gouvernement du président Juan Manuel Santos et l'Armée de libération nationale (ELN), qui compte encore 1.500 combattants environ, ont entamé des pourparlers de paix le 7 février à Quito, après quasiment quatre ans de conversations secrètes.
Dans le cadre de ces négociations, les parties ont convenu d'impulser un plan pilote de déminage humanitaire et des actions pour diminuer l'intensité des affrontements armés.
Les pourparlers ont cependant connu des tensions, du fait d'enlèvements par l'ELN, pratique dont le gouvernement exige l'abandon avant un éventuel cessez-le-feu bilatéral que réclame la guérilla.
Avec ce processus, le gouvernement tend à une "paix complète" après la signature d'un accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la plus ancienne et plus importante guérilla des Amériques, avec près de 7.000 combattants qui ont entamé leur désarmement.
Le conflit armé a impliqué au fil des décennies une trentaine de guérillas, des paramilitaires d'extrême droite et les forces armées, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 7,1 millions de déplacés.
L'attaque est survenue jeudi soir dans la ville de Tame, dans le département d'Arauca, frontalier avec le Venezuela.Des militaires traversaient un pont à bord d'un véhicule quand l'explosion s'est produite, a précisé l'armée dans un communiqué. Les trois soldats blessés ont été hospitalisés.
Le gouvernement du président Juan Manuel Santos et l'Armée de libération nationale (ELN), qui compte encore 1.500 combattants environ, ont entamé des pourparlers de paix le 7 février à Quito, après quasiment quatre ans de conversations secrètes.
Dans le cadre de ces...

