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Dernières Infos - Liban

Nouvelle loi électorale : une réalisation "historique", se félicite Hariri

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, s'est félicité mercredi du vote en Conseil des ministres d'une nouvelle loi électorale pour les législatives prévues dorénavant en mai 2018, alors que le scrutin aurait dû se tenir ce mois-ci.

"Nous avons approuvé une nouvelle loi électorale en Conseil des ministres. Elle prévoit 15 circonscriptions, et le mandat du Parlement a été prorogé de 11 mois pour des raisons +techniques+, notamment l'utilisation des cartes magnétisées. Le quota féminin n'a malheureusement pas été prévu par cette nouvelle loi, car certaines formations s'y sont opposées. Et certaines parties voulaient de larges circonscriptions (...)", a annoncé le chef du gouvernement, lors d'un point de presse au palais de Baabda, à l'issue du Conseil des ministres.

Le gouvernement a approuvé un peu plus tôt le nouveau texte de loi électorale qui a vu le jour la veille après des mois de tractations et qui devra régir les prochaines législatives désormais prévues en mai 2018. Ce texte de loi, qualifié de "consensuel", doit en principe être voté vendredi lors d'une séance plénière du Parlement.

"Nous avons accompli quelque chose d'historique aujourd'hui, car c'est la première fois que les Libanais votent seuls une nouvelle loi électorale, alors qu'auparavant on nous imposait de telles lois", s'est félicité M. Hariri, en allusion à l'époque de la tutelle syrienne sur le Liban entre 1990 et 2005.

"Nous n'avons pas pu réserver des sièges pour représenter les émigrés lors des prochaines législatives. Et nous aurions aimé que l'âge de vote passe de 21 à 18 ans, nous espérons que ce sera le cas dans l'avenir", a regretté Saad Hariri.
"Ce que j'essaie de dire c'est qu'il y avait des réserves par ci et par là, mais nous avons pris les points qui font consensus, et pour cela je remercie les formations politiques, le président de la République, Michel Aoun, et le chef du Législatif, Nabih Berry", a-t-il ajouté.

"Nous présentons nos excuses aux Libanais car nous avons tardé à approuver une nouvelle loi. Il y aura de nombreux programmes pour expliquer aux Libanais et aux autorités responsables du scrutin comment cette nouvelle loi fonctionne", a dit le chef du gouvernement, sur un ton rassurant. Il a affirmé que "si le ministre de l'Intérieur est capable d'organiser les élections avant la date prévue (le 6 mai 2018), il le fera". M. Hariri a également rejeté les critiques selon lesquelles la nouvelle loi en question enracine le confessionnalisme. "Le confessionnalisme est déjà enraciné dans tout le pays, et ce que nous essayons de faire, c'est de réduire son impact".

"Le dépouillement des voix et le décompte seront un peu compliqués, mais le vote en soi sera facile, notamment grâce à la carte magnétisée", a-t-il dit par ailleurs.

Et de conclure : "Ce gouvernement, qui n'est âgé que de cinq mois, a pu voter un nouveau projet de loi électorale".

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, s'est félicité mercredi du vote en Conseil des ministres d'une nouvelle loi électorale pour les législatives prévues dorénavant en mai 2018, alors que le scrutin aurait dû se tenir ce mois-ci.
"Nous avons approuvé une nouvelle loi électorale en Conseil des ministres. Elle prévoit 15 circonscriptions, et le mandat du Parlement a été prorogé de 11 mois pour des raisons +techniques+, notamment l'utilisation des cartes magnétisées. Le quota féminin n'a malheureusement pas été prévu par cette nouvelle loi, car certaines formations s'y sont opposées. Et certaines parties voulaient de larges circonscriptions (...)", a annoncé le chef du gouvernement, lors d'un point de presse au palais de Baabda, à l'issue du Conseil des ministres.
Le gouvernement a approuvé un peu plus tôt le...