Début de course cauchemardesque pour les Ferrari au GP du Canada : au départ, Max Verstappen a jailli tel un diable de sa boîte devant Vettel, également dépassé par Bottas, alors que Räikkönen rétrogradait en 6e place. Mark Thompson/Getty Images/AFP
Lewis Hamilton a célébré dignement le 50e anniversaire du GP du Canada en s'imposant, dimanche (très tard dans la nuit, heure de Beyrouth), pour la 6e fois sur le circuit Gilles-Villeneuve, un résultat crucial qui le relance dans la lutte pour le titre. Cette 56e victoire de la carrière du triple champion du monde, la 3e cette saison, lui permet en effet de revenir à 12 points du leader du classement du championnat pilotes de F1, Sebastian Vettel, qui n'a pris que la 4e place.
Parti en pole, sous les yeux de l'acteur américain Michael Douglas, Hamilton a vécu une course plutôt tranquille en suivant une stratégie à un seul arrêt, tout comme les deux autres pilotes sur le podium, son coéquipier Valtteri Bottas et Daniel Ricciardo (Red Bull), 3e comme à Monaco. « Il y a dix ans, j'ai décroché ma première pole et ma première victoire en carrière ici, revivre ça ce week-end est vraiment incroyable », a souligné Hamilton.
Quinze jours après le revers de Monaco, Mercedes a réussi un rebond crucial et reprend la tête du classement des constructeurs, avec 8 points d'avance, profitant idéalement du début de course cauchemardesque des Ferrari, qui les a contraints à deux arrêts. Au départ, Max Verstappen (Red Bull) a jailli tel un diable de sa boîte devant Vettel, également dépassé par Bottas, alors que Räikkönen rétrogradait en 6e place. Derrière, Felipe Massa (Williams) était heurté par Carlos Sainz Jr. (Toro Rosso), impliqué dans un léger accrochage avec Romain Grosjean (Haas), ce qui occasionnait leur double abandon.
« En restant en tête à ce moment-là, je me suis retrouvé hors des ennuis sur la piste », a souligné Hamilton, d'autant plus tranquille que son rival de Ferrari effectuait ensuite un passage aux stands, pour changer l'aileron avant endommagé de sa monoplace. Ressorti 18e après cinq tours, Vettel a eu le mérite ensuite de revenir dans le trafic, même si la décision de chausser des pneus supertendres ne s'est pas avérée très judicieuse pour lui comme pour Räikkönen. Verstappen a, lui, abandonné sur un problème de batterie au 11e tour.
Ocon freiné par Perez
Hamilton a donc poursuivi sa liaison, fatale au quadruple champion du monde, avec la course québécoise, qui a une nouvelle fois confirmé son très grand succès populaire ce week-end. « L'énergie de la foule sur ce circuit est extraordinaire, et comme chaque année, la ville a vécu au rythme de la F1, c'est d'autant plus agréable de gagner ici », a déclaré le pilote de 32 ans, très souriant. Au palmarès du GP du Canada, Hamilton n'est plus devancé que par les sept succès de Michael Schumacher. Après avoir égalé feu Ayrton Senna au nombre de pole positions (65), il peut rêver du record de Schumacher et ses 68 pole positions.
Esteban Ocon (Force India), 6e, pourra lui regretter que son coéquipier, Sergio Perez, 5e, ne l'ait pas laissé passer pour attaquer Ricciardo dans les 15 derniers tours, alors qu'il était plus rapide, car il a été contraint ensuite de céder devant Vettel. À la radio, avec leur écurie, s'est jouée une véritable guerre des roses, la couleur de la livrée de leurs monoplaces, qui ont au moins parfaitement mis à profit le moteur Mercedes revu et corrigé.
Le fervent public canadien aura pu observer un événement historique à plus d'un titre. Le jeune pilote local Lance Stroll (Williams) est en effet rentré pour la première fois de sa carrière dans les points, avec une belle 9e place. Jusqu'à présent, Gilles et Jacques Villeneuve étaient les seuls pilotes canadiens à avoir marqué des points en F1. En revanche, la chute libre se poursuit pour McLaren-Honda : Fernando Alonso pensait apporter le premier point à son écurie cette saison, mais son moteur l'a lâché à quatre tours de l'arrivée.
Source : AFP

