X

La Dernière

Welcome et bienvenue dans le manège de Leyla Nahas

Radioscopie

L'animatrice a une voix qui porte, et du lundi au vendredi à 18 heures sur Radio Liban 96.2 FM, une émission qui transporte.

Danny MALLAT | OLJ
08/06/2017

Ne vous fiez pas à son joli minois ni à ses airs de jeune femme sage. Derrière ce regard tendre et une grande discrétion, se cache un esprit vif et attentif à tous ceux qui l'entourent. Une personne déterminée qui a su donner le tempo qu'elle a voulu à sa vie bigarrée de mille passions.

Née à Paris, Leyla Nahas quitte la France à l'âge de 8 ans. C'est à Montréal qu'elle grandit, une ville qu'elle affectionne particulièrement, avant de poursuivre des études de sciences politiques à l'université de Concordia. Elle quitte son pays d'adoption pour la Suisse où elle obtient un DEA en relations internationales.

« J'ai grandi avec un grand-père ambassadeur, Adib Nahas, et un autre, Pierre Hélou, qui a été ministre. Très jeune, j'ai baigné dans le monde de la politique. » Leyla Nahas a toujours voulu être au cœur de l'action, animée d'une curiosité jamais épuisée et d'un feu intérieur. C'est après avoir fait ses armes dans le relationnel et dans l'univers de la pub qu'elle trouve enfin le « la » pour se consacrer entièrement à ce qu'elle aime par-dessus tout : la musique. Saisir les rendez-vous musicaux de Leyla Nahas, c'est un peu prendre un avion, un train ou un bateau et parcourir la terre pour entendre le monde. L'écouter, c'est se connecter avec les diverses cultures et les métissages culturels. C'est un peu se donner la main et faire la ronde autour de la planète pour mieux se reconnaître et vivre ensemble.

Accord parfait
La passion de Leyla Nahas pour la musique a été initiée par son père, architecte de formation mais aussi guitariste et pianiste. Les réunions de famille prenaient vite des airs de soirée de musique endiablée, des jam-sessions où la petite fille prenait le micro, ses frères les cymbales et le clavier et son père la guitare. Leurs performances duraient des nuits entières face au regard attendri de sa mère. Et puis, il y avait les vacances. Les parents qui envoient leurs enfants en colonie (la Suisse de préférence) pour s'octroyer un mois de calme et se targuer de donner une bonne éducation, et les autres, les magiciens de la vie. Ceux de Leyla Nahas, qui en faisaient partie, pointaient une destination sur un globe tournant, faisaient leurs valises et celles de leurs enfants pour aller tendre l'oreille au monde. Elle confie avec un regard attendri et reconnaissant pour cette enfance heureuse : « Mon père choisissait un pays, s'arrêtait en début de parcours pour s'achalander en cassettes de musique locale et nous passions un mois à fredonner des chansons en grec, en italien ou en espagnol, sans avoir jamais rien compris aux paroles. »

Quand elle trouve sa voix
À l'université où il fallait choisir ses matières secondaires, la jeune femme se dirige sans réfléchir vers la musique ou le théâtre. Un jour qu'un animateur de radio très écouté à Montréal était venu donner un cours sur les musiques du monde, elle ressent une évidence : « Ce média est un outil de communication qui mêle le côté instantané et une relation privilégiée avec l'auditeur. J'ai vite compris que ce métier répondait à toutes mes attentes », assure-t-elle. Un mélange de l'expression scénique du théâtre et de sa passion pour la musique. Son master obtenu, elle décroche un emploi à l'ambassade du Canada à Paris et décide de rentrer pour des vacances à Beyrouth. A-t-elle alors perdu son billet de retour dans un acte manqué ? Les guirlandes de Noël qui illuminaient la ville en cet hiver 2006 ne s'éteindront plus dans sa tête.

Entre Radio Nostalgie où elle co-anime « Happy Days » et Radio Liban 96.2 FM où, en 2008, elle présente seule « Escales » les week-ends, puis « Mon manège à moi », à partir de 2011, elle trouve le temps de s'essayer sur les planches, de tomber amoureuse, de faire un enfant, de prêter sa voix à des pubs, à des jingles ou à des doublages de série, de partir en reportage pour le Festival de Cannes ou encore de s'occuper des archives de son arrière-grand-père Michel Chiha. Avec son mari Rami O. (Rami H. Obeid) , passionné de musique, ils créent d'abord un blog, Beirut's Bright Side, où ils partagent tout ce qui les inspire dans cette ville-passion, et puis un podcast où ils proposent articles et vidéos pour déclarer au monde l'amour de leur pays. En toute discrétion et avec le sourire.

À la une

Retour à la page "La Dernière"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Sommet de Helsinki : le Liban attend aussi...

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Impact Journalism Day 2018
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué