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Grève de la faim : "80%" des demandes des détenus palestiniens acceptées

AFP
29/05/2017

Des responsables palestiniens ont affirmé lundi que les détenus en grève de la faim dans les prisons israéliennes avaient obtenu satisfaction de 80% de leurs revendications pour mettre fin à leur mouvement.
Les autorités israéliennes ont, quant à elles, assuré n'avoir accédé à aucune des revendications des prisonniers.

Des centaines de prisonniers palestiniens qui refusaient de se nourrir depuis le 17 avril ont mis fin samedi au bout de 41 jours à un mouvement qui menaçait d'embraser les Territoires occupés si jamais l'un des grévistes était mort.

Parmi les demandes auxquelles les autorités israéliennes ont accédé figure "l'allongement des temps de visite de 30 à 60 minutes", a indiqué Issa Qaraqe, en charge de la question des prisonniers au sein de l'Autorité palestinienne.

Elles incluent également l'organisation par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'une seconde visite mensuelle, aux frais de l'Autorité palestinienne, "soit près d'un million de dollars par an", a ajouté Qaddoura Farès, président du Club des prisonniers palestiniens, lors d'une conférence de presse à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Les autorités israéliennes ont aussi répondu à des demandes touchant à la surpopulation carcérale et à l'absence de climatisation, selon la liste communiquée lors de la conférence de presse conjointe des deux responsables. Le reste des revendications reste à la discussion, ont dit les deux hommes.

Les autorités israéliennes disent n'avoir fait aucune concession, assurant que le mouvement s'est simplement soldé par un échec. "On n'a accédé à aucune des exigences des terroristes prisonniers", a dit le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan cité dans les médias. "Ce sont eux qui ont enfin trouvé l'échelle pour descendre de l'arbre. Ils se sont rendu compte que personne n'avait l'intention de négocier avec eux, bien que nous soyons entrés dans une période critique d'un point de vue médical".

L'administration pénitentiaire israélienne a affirmé que l'accord avait été conclu avec le CICR et l'Autorité palestinienne et non avec des représentants des prisonniers. Elle a souligné que le droit à deux visites par mois n'était que le rétablissement d'une situation antérieure, modifiée par la Croix-Rouge.

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