Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a confirmé implicitement lundi, lors d'une conférence de presse, que des progrès substantiels ont été enregistrés au niveau de l'élaboration de la loi électorale suivant le mode proportionnel, soulignant qu'il avait bon espoir que le texte final de la loi sera prêt d'ici le 5 juin, date de la tenue d'une séance plénière de la Chambre.
M. Berry a indiqué dans ce cadre qu'il était entré en contact avec le député Georges Adwan (Forces libanaises) pour l'informer qu'il acceptait un découpage électoral sur base de 15 circonscriptions (réclamé par les partis chrétiens), chose qu'il refusait jusqu'à présent. Il s'est toutefois déclaré opposé à une autre revendication du tandem CPL-FL, portant sur le transfert de trois sièges maronites de circonscriptions à prédominance musulmane vers des circonscriptions à majorité chrétienne (de Tripoli vers Batroun; de la Békaa-Ouest vers Jbeil ; et de Baalbeck-Hermel vers Becharré). M. Berry a précisé à cet égard qu'il attendait la réponse du CPL au sujet de certains points de détails.
En ce qui concerne le vote préférentiel, M. Berry a laissé entendre qu'il pourrait l'avaliser à condition qu'il ne se fasse pas sur une base communautaire. Le président du Parlement a réaffirmé en outre son ferme attachement à la parité entre chrétiens et musulmans dans la répartition des sièges parlementaires. "Le décompte (au plan démographique dans le pays) a cessé, et la parité entre chrétiens et musulmans est acquise, et s'il est nécessaire de la confirmer dans la Constitution, je n'y vois pas d'inconvénient, a souligné M. Berry. Ce qui se passe dans la région nous pousse à rester attachés encore plus aux chrétiens".
M. Berry a d'autre part déclaré qu'il n'épargnerait aucun effort pour "éviter la loi de 1960, la prorogation (du mandat de la Chambre) ou le vide (au plan législatif), lequel est en tout cas rejeté" (par tous).
Soulignant, par ailleurs, que "nul ne peut mettre la pression sur le Parlement autre que le peuple libanais", le président de la Chambre a déclaré : "Le Parlement a tout essayé pour qu'une loi électorale soit adoptée (...). Ils m'accusent d'avoir violé la Constitution après avoir reporté la séance (qui aurait dû avoir lieu aujourd'hui). Dans la forme, c'est vrai qu'une séance devait avoir lieu aujourd'hui, mais vendredi j'ai constaté que la perspective d'une nouvelle réunion n'était pas envisageable. J'ai alors contacté le président de la République, sachant que je dois confirmer la tenue de la séance 48 heures à l'avance".
Les législatives étaient programmées pour le mois de juin, mais en l'absence d'accord sur une nouvelle loi électorale, le scrutin ne peut plus se tenir avant la fin du mandat de la Chambre, le 20 juin. La loi de 1960 est fondée sur le mode majoritaire plurinominal, un système critiqué officiellement par la plupart des formations politiques qui n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau texte. La Chambre a déjà prorogé son propre mandat par deux fois, en 2013 et en 2014. Le président du Parlement a reporté au 5 juin la séance consacrée au vote d'une prorogation de la législature ou d'une nouvelle loi électorale.
M. Berry a indiqué dans ce cadre qu'il était entré en contact avec le député Georges Adwan (Forces libanaises) pour l'informer qu'il acceptait un découpage électoral sur base de 15 circonscriptions (réclamé par les partis chrétiens), chose qu'il refusait jusqu'à présent. Il s'est toutefois déclaré opposé à une autre revendication du tandem CPL-FL, portant sur le transfert de trois sièges maronites de circonscriptions à...

