Angelique Kerber a été sortie dès le premier tour, hier, à Roland Garros. L’Allemande a cédé en deux sets (6-2, 6-2) face à la Russe Ekaterina Makarova sur le Chatrier. Lionel Bonaventure/AFP
L'Allemande Angelique Kerber a signé hier à Roland-Garros une première dont elle se serait bien passée : jamais une tête de série n°1 du tournoi féminin n'avait été éliminée dès le premier tour. Battue par la Russe Ekaterina Makarova, 40e mondiale, en deux sets 6-2, 6-2, Kerber a vécu la même mésaventure que l'an passé, contre la Néerlandaise Kiki Bertens. C'était après son premier titre en grand chelem, à l'Open d'Australie 2016, mais avant son accession au sommet de la hiérarchie de la WTA, en septembre dernier, au moment de sa victoire à l'US Open.
Cet échec n'est qu'une demi-surprise, car, ces huit derniers mois, l'Allemande, âgée de 29 ans, a eu du mal à assumer ce statut acquis sur le tard. En janvier, elle avait d'ailleurs rendue la place de n°1 mondiale à Serena Williams en perdant dès les 8es de finale à l'Open d'Australie. C'est grâce à la grossesse de l'Américaine, et non à ses propres résultats, qu'elle l'a récupérée cet hiver, par défaut. « C'est différent de l'an passé. Les attentes sont plus grandes. Moi aussi j'attends beaucoup moi-même car je sais ce dont je suis capable », a dit Kerber.
Malgré sa défaite prématurée, elle pourrait conserver la tête du classement après Roland-Garros. Seule la Tchèque Karolina Pliskova et la Roumaine Simona Halep peuvent la dépasser, la première en atteignant la finale, la seconde en gagnant le tournoi. Sa préparation sur terre battue, une surface qu'elle n'apprécie pas beaucoup, n'annonçait rien de bon. Elle restait sur une défaite au premier tour à Rome contre la 68e mondiale, Anett Kontaveit. « Je ne suis pas très à l'aise sur terre battue, particulièrement dans mes mouvements, je n'arrive pas à bien glisser », a reconnu l'Allemande, dont le meilleur résultat à Paris est un quart de finale en 2012.
Au tirage, Kerber n'avait pas fait une bonne affaire en tombant sur Makarova au premier tour. La Russe, âgée de 28 ans, gauchère comme elle, est capable de jouer bien mieux qu'une 40e mondiale. Elle a été deux fois demi-finaliste en grand chelem (US Open 2014 et Open d'Australie 2015), époque où elle a flirté avec le top 10 (12e). « C'était un premier tour très difficile. Elle a très bien joué. J'ai eu des occasions dans les deux sets, mais je ne les ai pas saisies. Ça a été la clef du match. Pourtant j'y ai cru jusqu'au dernier point », a dit l'Allemande.
Au deuxième tour, Makarova affrontera l'une des Ukrainiennes Lesia Tsurenko ou Kateryna Kozlova, un match pour lequel elle a peu de chances d'avoir une nouvelle fois les honneurs du court central. « C'était mon premier match de simple sur le Philippe-Chatrier. C'est assez incroyable. Angelique est la n°1 mondiale et une grande joueuse. Je savais qu'il fallait que j'aille chercher la victoire et qu'elle n'allait pas me la donner », a déclaré Makarova. Le public parisien avait découvert la Russe l'an passé dans la finale du double, qu'elle avait perdue (avec sa compatriote Elena Vesnina) face aux Françaises Kristina Mladenovic et Caroline Garcia. Ses meilleurs résultats à Roland-Garros en simple sont des huitièmes de finale en 2011 et 2015.
Source : AFP


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