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Liban - Régions

Tournée touristique de l’association al-Azm pour redécouvrir Tripoli

Sur les escaliers de la forteresse de Tripoli construite en l’an 636, les journalistes sont accueillis par quatre « émirs » d’époques anciennes, qui offrent aux visiteurs l’opportunité d’apprendre davantage sur l’histoire de la citadelle.

Pendant longtemps, au cours des dernières années, les journalistes se rendaient généralement à Tripoli pour couvrir les affrontements entre factions rivales ou pour inspecter les lieux ravagés par les combats. D'aucuns visitaient aussi la deuxième plus grande ville du pays pour rédiger ou filmer des reportages reflétant la misère et la pauvreté dans lesquelles sombrent un peu plus de 70 % des Tripolitains.
C'est dans un tel contexte que l'association al-Azm wal Saada, fondée par l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, a décidé de célébrer, au cœur de la ville, la Journée mondiale de la presse. Un groupe de journalistes, de plusieurs régions du pays, s'est ainsi déplacé jusqu'à la capitale du Nord à l'invitation de l'association. Cette tournée touristique avait pour point de départ la Foire Rachid Karamé.
Première étape, le Centre médical caritatif d'al-Azm. Dans la salle de conférences, un documentaire est projeté afin d'exposer aux journalistes les nombreuses activités et les projets mis en place par l'association aux plans éducatif, culturel, médical, social, religieux et du développement. « Nous cherchons à compléter le travail de l'État, d'autant que celui-ci n'arrive pas à satisfaire aux besoins élémentaires de tous », explique Mme Baria Hamad, conseillère sociale de l'association.
Au sous-sol, les journalistes ont pu visiter un atelier d'art et d'artisanat où chaque pièce est consacrée à une activité : production de savons naturels à base d'ingrédients organiques, dessin sur des verres et des assiettes en céramique, confection de coussins et de jetées pour meubles, et production de bougies colorées et parfumées. L'atelier a été conçu dans le but d'assurer aux femmes un emploi. Pour cela, les employées sont formées à l'activité qu'elles préfèrent pour qu'elles puissent plus tard en faire un métier et se doter d'une indépendance financière. Aussitôt sortis du centre, chacun avec un petit savon parfumé en guise de cadeau, les journalistes ont mis le cap sur la destination suivante, en l'occurrence la fameuse citadelle de Tripoli.
Sur les escaliers de la forteresse construite en l'an 636, les journalistes sont accueillis par quatre émirs d'époques révolues – celles des Mamelouks, des croisés, des Omeyyades, des Ottomans et des Fatimides. La conversation qui dure un moment entre les quatre princes, s'exprimant en arabe foshâ, permet aux visiteurs d'apprendre davantage sur l'histoire de la citadelle et de la vile en général. D'un escalier à un autre, marche après marche, les journalistes atteignent les plus hauts sommets de la forteresse. Ils arrivent le souffle coupé, non pas à cause de la fatigue, mais en raison de la vue qui s'offre à leurs yeux. La façade des quartiers populaires de Soueika et de Dahr el-Mogher, à l'heure où se mêlent des rayons de soleil dorés et un ciel à peine assombri, laisse le public ébahi. Le guide touristique appelle plusieurs fois avant que les journalistes ne parviennent à tourner le dos au paysage urbain pour se diriger cette fois-ci vers Souk el-Haraj pour une brève balade avant de finir à Beit el-Fann, où un dîner tripolitain traditionnel est organisé en leur honneur.

Pendant longtemps, au cours des dernières années, les journalistes se rendaient généralement à Tripoli pour couvrir les affrontements entre factions rivales ou pour inspecter les lieux ravagés par les combats. D'aucuns visitaient aussi la deuxième plus grande ville du pays pour rédiger ou filmer des reportages reflétant la misère et la pauvreté dans lesquelles sombrent un peu plus de 70 % des Tripolitains.C'est dans un tel contexte que l'association al-Azm wal Saada, fondée par l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, a décidé de célébrer, au cœur de la ville, la Journée mondiale de la presse. Un groupe de journalistes, de plusieurs régions du pays, s'est ainsi déplacé jusqu'à la capitale du Nord à l'invitation de l'association. Cette tournée touristique avait pour point de départ la Foire Rachid...
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