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Colombie: libération de huit otages d'un groupe armé

Huit personnes, prises en otage dimanche en Colombie par un groupe armé identifié comme étant la guérilla de l'ELN, ont été libérées sous "pression de la force publique", a annoncé mardi le président Juan Manuel Santos.

"Sous la pression de la force publique, les huit séquestrés de Novita, Choco, ont été libérés. Ils sont déjà entre les mains de nos troupes", a tweeté le chef de l'Etat.

Sept hommes et une femme, dont apparemment un mineur, avaient été enlevés par un groupe armé illégal à Sesego, zone rurale de la municipalité de Novita, dans le Choco, département le plus pauvre de Colombie dans le nord-ouest du pays.

Le gouvernement avait attribué lundi cet enlèvement à l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), estimant que de tels faits "compliquent énormément" les pourparlers de paix entamés le 7 février en Equateur avec cette guérilla, la dernière active de Colombie, et dont le deuxième cycle est prévu à partir du 16 mai.
"Les turpitudes du Front occidental de l'ELN dans le Choco, qui séquestre et commet des délits, compliquent énormément les négociations de Quito", avait tweeté Juan Camilo Restrepo, chef de la délégation gouvernementale pour ce processus de paix.

Le ministre de la Défense Luis Carlos Villegas, qui a présidé lundi à Novita un conseil de sécurité extraordinaire sur la situation générée par cet "enlèvement inacceptable", avait alors précisé qu'une opération des forces de l'ordre était en cours.

Le gouvernement de M. Santos, qui veut atteindre une "paix complète" après avoir signé en novembre un accord de paix historique avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale et plus ancienne guérilla des Amériques, a à nouveau exigé de l'ELN qu'elle mette fin à sa pratique des enlèvements.

Le conflit armé colombien, le plus ancien du continent américain, a impliqué depuis le début des années 1960 une trentaine de guérillas d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts et provoquant la disparition de plus de 60.000 personnes, ainsi que le déplacement de 7,1 millions de civils.

Huit personnes, prises en otage dimanche en Colombie par un groupe armé identifié comme étant la guérilla de l'ELN, ont été libérées sous "pression de la force publique", a annoncé mardi le président Juan Manuel Santos.
"Sous la pression de la force publique, les huit séquestrés de Novita, Choco, ont été libérés. Ils sont déjà entre les mains de nos troupes", a tweeté le chef de l'Etat.
Sept hommes et une femme, dont apparemment un mineur, avaient été enlevés par un groupe armé illégal à Sesego, zone rurale de la municipalité de Novita, dans le Choco, département le plus pauvre de Colombie dans le nord-ouest du pays.
Le gouvernement avait attribué lundi cet enlèvement à l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), estimant que de tels faits "compliquent énormément" les pourparlers de paix...