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Syrie: Poutine appelle à renforcer le cessez-le-feu avant Astana

Le président Vladimir Poutine a appelé mercredi à renforcer le cessez-le-feu en Syrie, à la veille de l'ouverture de nouveaux pourparlers de paix à Astana, auxquels participeront des délégations du régime syrien et des rebelles.

"Nous considérons que la situation, le cessez-le-feu, a besoin d'être renforcé, et c'est précisément ce que nos délégués vont faire demain et le surlendemain à Astana, avec les autres parties du conflit syrien", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Sotchi (sud).
"Notre objectif est de créer les conditions pour l'unification de la société, la cessation des hostilités et des destructions mutuelles, et la coopération politique de toutes les parties opposées", a-t-il poursuivi au cours de cette conférence de presse tenue avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Une délégation rebelle menée par Mohammad Allouche, membre du Haut comité des négociations (HCN) qui rassemble des groupes clés de l'opposition, est déjà arrivée à Astana pour ces négociations qui se tiendront mercredi et jeudi, a annoncé la diplomatie kazakhe.

Les trois précédentes rencontres à Astana, parrainées par la Russie et l'Iran, alliés du régime de Bachar el-Assad, et par la Turquie, soutien des rebelles, n'avaient permis aucune percée dans une solution au conflit syrien, qui a fait plus de 320.000 morts en six ans.

Yehya Aridi, un des conseillers du HCN, a indiqué à l'AFP que la délégation rebelle serait "à peu près" la même que lors des discussions précédentes. La délégation du régime syrien sera menée par Bachar el-Jaafari, déjà à la tête des délégations précédentes.

Signe d'un possible regain d'intérêt de Washington, les Etats-Unis seront représentés à Astana en tant qu'observateurs par l'adjoint au secrétaire d'Etat pour les affaires proche-orientales, Stuart Jones. Washington était jusqu'alors représenté par son ambassadeur au Kazakhstan.

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, se joindra également à ces pourparlers, qui pourraient ouvrir la voie à un nouveau cycle de négociations de paix parrainé par l'ONU à Genève, ont annoncé les Nations unies lundi.
Il s'agit des premières discussions inter-syriennes depuis la frappe américaine, début avril, contre une base aérienne du régime de Damas, qui avait provoqué la colère de Moscou.

Les précédentes rencontres d'Astana s'étaient concentrées sur le renforcement d'une fragile trêve, instaurée en décembre entre forces de Bachar el-Assad et groupes rebelles, mais menacée par des flambées de violences.
Des représentants du gouvernement syrien ont rencontré des responsables russes, iraniens et turcs à Astana au mois de mars, mais en l'absence de l'opposition syrienne.

Le président Vladimir Poutine a appelé mercredi à renforcer le cessez-le-feu en Syrie, à la veille de l'ouverture de nouveaux pourparlers de paix à Astana, auxquels participeront des délégations du régime syrien et des rebelles.
"Nous considérons que la situation, le cessez-le-feu, a besoin d'être renforcé, et c'est précisément ce que nos délégués vont faire demain et le surlendemain à Astana, avec les autres parties du conflit syrien", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Sotchi (sud)."Notre objectif est de créer les conditions pour l'unification de la société, la cessation des hostilités et des destructions mutuelles, et la coopération politique de toutes les parties opposées", a-t-il poursuivi au cours de cette conférence de presse tenue avec la chancelière allemande Angela Merkel.
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